
Chaque remaniement gouvernemental apporte son lot de départs et d'arrivées. Et celui opéré, avant-hier samedi, par le président de la République a été fatal à cinq ministres qui ont été, ainsi, débarqués de l'Exécutif.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Avec, cependant, cette constante à ces récurrents changements, le cinquième de rang pour le seul et unique équipage de Sellal, l'absence de tout argumentaire derrière ces «remerciements» et de culture de bilan, un responsable étant normalement nommé sur la base d'une feuille de route, renvoyé ou reconduit donc sur la base d'obligation de résultats. Rien de tout cela chez nous, le soin étant laissé aux «autres» pour «analyser», certains ayant même percé le secret de ces changements, les annonçant longtemps avant leur avènement. C'est ainsi qu'aucun motif n'a été avancé officiellement pour appuyer le renvoi, cette fois-ci, de pas moins de cinq ministres : ceux de l'Energie et des Finances, nommés il y a tout juste une année, celui de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, le ministre du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Aménagement du territoire et, enfin, celui en charge des relations avec le Parlement promu en juillet dernier.Et en l'absence donc de toute explication officielle, ce sont les autres qui s'en chargent. Et la palme dans ce jeu revient incontestablement au secrétaire général du FLN qui, fin mars dernier, a carrément descendu en flammes le duo Sid-Ahmed Ferroukhi-Abderrahmane Benkhalfa, accusant le premier de gérer le secteur de manière «archaïque», se rapprochant du temps de la «révolution agraire» et imputant au second «tous les maux ayant causé la faillite financière du pays», allant jusqu'à comparer sa gestion du secteur à celle de la «Corée du Nord». D'autres, dont la secrétaire générale du PT, reprochent aussi au désormais ex-ministre des Finances, l'échec de l'opération de bancarisation de l'argent de l'informel, et de celle de l'emprunt obligataire. Cette sortie de Saâdani de laquelle, plus d'un a déduit que le sort des deux ministres était désormais scellé et que leur renvoi de l'Exécutif n'était qu'une question de timing.Il en est de même pour Salah Khebri auquel il est reproché son «effacement» et son caractère inaudible face à la crise de la chute des cours du pétrole. Pour le cas de Amar Ghoul dont la longévité au sein du gouvernement défraie la chronique politique, son renvoi est expliqué par la vox-populi par sa propension à «jouer dans la cour des grands», allusion à ses «fameuses parties de football en salle avec notamment l'ex-patron du DRS», ce qui ne serait pas du goût des gens du pouvoir.Mais il y a également cette toute récente pique du Premier ministre en personne au patron du TAJ, lors de la dernière tripartite. Pour ce qui est de l'ex-ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua, celui-ci paie sa défiance à l'égard du secrétaire général de son parti, le FLN, Saâdani ayant juré d'avoir sa tête.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com