36.000 Algériens accompliront le Hadj en 2008
«Ils seront 36.000 Algériens à accomplir le rite du Hadj cette année, soit un millier de plus que l’année précédente. » L’annonce en a été faite hier à Alger par le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Bouabdallah Ghlamallah, à l’occasion de l’installation du directeur général de l’Office national du Hadj et de la Omra, Cheikh Berbara. Il précisera au passage que 32.000 personnes bénéficieront de passeports Spécial Hadj, les 4.000 restants devant accomplir le rite avec des passeports ordinaires. Pour ce qui est de la répartition des quotas, M. Ghlamallah indiquera que «22.000 futurs hadjs seront pris en charge par l’Office national du Hadj et de la Omra, 2.000 par l’Office national algérien du tourisme (ONAT), 4.000 par l’Office national du tourisme (ONT) et 4.000 par les seize agences de voyage à retenir ultérieurement, soit 250 par agence. Quant aux personnes devant se rendre aux Lieux Saints de l’Islam avec des passeports ordinaires, ils seront pris en charge par huit agences de voyage à sélectionner durant la semaine en cours.
Après son installation à la tête de l’Office national du Hadj et de la Omra, M. Berbara a indiqué que 200 agents de la protection civile feront partie de la mission du hadj pour apporter aide notamment aux personnes âgées, initiative «saluée par les autorités saoudiennes». Il a précisé en outre que la délégation algérienne a réservé, cette année, «des résidences dans les meilleurs immeubles saoudiens, à proximité de la Mosquée» malgré «la hausse des prix (entre 50 et 70%) par rapport à ceux des saisons dernières». Autrement dit, les autorités algériennes compte réussir la mission de cette année, celle de 2007 ayant été très critiquée en matière de prise en charge.
Il y a lieu de rappeler ici que la campagne du Hadj 2007 a été, le 24 avril dernier, au centre des débats de la séance plénière de l’APN consacrée aux questions orales. Quatre députés avaient interpellé alors le ministre des Affaires religieuses, inquiets par «la dégradation de la qualité des prestations pour les hadjs et la mauvaise prise en charge qui a caractérisé la campagne». Un député du MSP, Manseur Abdelaziz, avait alors même poussé Bouabdallah Ghlammallah à bout en soutenant qu’»une grande confusion a caractérisé cette campagne», relevant une «mauvaise prise en charge dès l’arrivée des hadjs aux Lieux Saints de l’Islam». Plus grave encore, il avait soutenu que «des hadjs sont restés sans manger pendant trois jours à Minene» et que d’autres avaient dû «passer la nuit à la belle étoile ou dans des tentes exiguës au moment où celles qui leur étaient destinées étaient sous-louées aux Syriens et aux Egyptiens». Un autre député, Fillali Ghouinmi, d’El Islah, avait fait état, lui, de «mauvais traitement infligé par certains responsables aux hadjs algériens» à travers «le refus d’assurer une prise en charge adéquate des malades». Evidemment, le ministre a démenti formellement ces allégations, en regrettant «une certaine indiscipline constatée chez les hadjs algériens» et qui serait à l’origine des points négatifs constatés.
Farida Kadache
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com