Alger - Revue de Presse

Ils seront annoncés prochainement: De nouveaux prix pour les céréales



Rappelant dans un communiqué rendu public mercredi à l'issue d'une réunion de son secrétariat général, la déclaration faite en début d'année 2008 par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Saïd Barkat, et relative à la décision du gouvernement d'acheter le blé produit localement à des prix proches de ceux appliqués dans les marchés mondiaux, l'Union nationale des paysans algériens (UNPA) revient à la charge en proposant des prix applicables pour la récolte de cette année. Ainsi, le représentant de la paysannerie propose à l'Etat, par le biais de l'Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et ce dans l'objectif de soutenir la production nationale, 6.000 DA le quintal pour le blé dur, 5.500 pour le blé tendre, 4.000 pour l'orge et enfin 3.800 DA pour l'avoine. L'UNPA rappelle qu'auparavant, les agriculteurs percevaient des subventions annuelles avec un prix de vente du prix du quintal de blé fixé à 250 dollars US et que devant l'importante hausse enregistrée sur les marchés mondiaux avec un prix avoisinant les 800 dollars, la revue à la hausse des tarifs offerts par l'OAIC s'impose. La même question a été reprise le lendemain jeudi par le premier responsable de l'agriculture, Saïd Barkat, au Conseil de la nation en répondant à des préoccupations de deux sénateurs. Le ministre a indiqué à ce sujet, que «des études et des consultations sont en cours au niveau des parties concernées pour fixer le nouveau prix du blé de manière raisonnable et les résultats seront annoncés prochainement par le gouvernement». Le ministre a indiqué par ailleurs, que «cette année une baisse de la production de blé a été enregistrée comparativement à l'année dernière en raison de la sécheresse que connaît le pays». Aussi, le représentant du gouvernement s'est montré rassurant en déclarant que «toutes les mesures ont été prises pour faire face à cette baisse de la production du fait que les réserves de blé dont dispose l'Algérie actuellement». A propos des crédits alloués aux agriculteurs, Saïd Barkat a précisé que «ces derniers ont tous bénéficié du soutien de l'Etat, imputant, en revanche, la question des crédits au calendrier tracé par les banques». Sur un autre registre et répondant aux questions relatives aux mesures prises pour assurer la sécurité alimentaire et renforcer la production de viande et de blé, le ministre a souligné «les efforts déployés par l'Etat pour garantir la sécurité alimentaire aux citoyens par une disponibilité permanente des produits de base à des prix raisonnables». M. Barkat a rappelé également «la politique de mise en valeur des terres qui a permis le retour de nombreux citoyens à l'activité agricole, notamment les jeunes». Le représentant du gouvernement a estimé la production actuelle de céréales à 40 millions de quintaux par an, alors qu'elle ne dépassait pas 10 millions de quintaux par an avant 2000. En revanche, les besoins nationaux en cette denrée sont de l'ordre de 70 millions de quintaux par an, d'où le recours à l'importation pour assurer la sécurité alimentaire des citoyens. Il dira à cet effet: «Les pouvoirs publics oeuvrent dans ce contexte, au renforcement de la production alimentaire locale et à l'importation des produits de base qui ne peuvent pas être produits en Algérie car nécessitant de grandes quantités d'eau». Pour ce qui est de la production animalière, le ministre a noté l'augmentation du nombre d'ovins qui est passé de 12 millions de têtes en 1999 à 20 millions les dernières années, ce qui a contribué, selon lui, à améliorer l'offre en viandes rouges. Enfin pour la question des besoins en lait, le ministre a rappelé que «la production annuelle est estimée à 2,4 milliards de litres et que la demande est de 3,4 milliards». «L'Algérie, qui produit les deux tiers de sa consommation de lait, importe 100 mille tonnes de poudre de lait pour la production d'1,2 milliard litres de lait en sachet», a conclu le ministre. Le ministre du Commerce, El Hachemi Djaaboub, qui avait été lui interpellé sur la question de la dépendance alimentaire de l'Algérie, a indiqué que «nous importons la moitié de notre consommation de blé tendre et dur, soit près d'1,5 million tonnes de céréales, de café et de sucre».
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