Alger - Revue de Presse

ILS SE RÉUNIRONT EN JUILLET PROCHAIN



Le Cnes face à la Banque mondiale
Le Pr Abdelkader Djeflat avoue qu’il y a absence d’une vision globale concernant l’EFC en Algérie. Un document d’évaluation sur la mise en place par l’Algérie de l’économie fondée sur la connaissance (l’EFC) sera débattu le 2 juillet prochain à Alger. Ce rapport de synthèse sera présenté lors d’un atelier de validation qui sera cautionné et débattu aussi par les experts de la Banque mondiale (BM). C’est ce qu’a annoncé, hier, le président du Conseil économique et social (Cnes), Mohamed Seghir Babès, lors d’un atelier portant sur ce thème. Le même rapport sera ensuite présenté au gouvernement puis soumis au débat avec l’ensemble des opérateurs économiques et les partenaires sociaux, a indiqué M.Babès.Selon le président du Cnes, l’Algérie a besoin d’une réflexion sur l’économie basée sur la connaissance, avec la participation de la société civile. Une feuille de route pour préparer une stratégie relative à l’EFC sera élaborée. «Nous sommes en train de faire un état des lieux. Il faut qu’on ait une vision claire sur ce processus en Algérie», a précisé le président du Cnes. Il ajoute qu’il s’agit de se positionner dans l’ère de l’après-pétrole. «Nous tentons de coller à la locomotive mondiale pour aller vers l’EFC. Il faut être dans le train même si nous serons dans le dernier wagon. Certaines sociétés ont beaucoup avancé sur ce processus, à l’exemple de Sonatrach. Cependant, les petites entreprises ne sont pas exceptées de ce processus et elles veulent s’approprier la démarche», a-t-il souligné.Le Rapport sur le développement humain 2007 sera présenté dans deux semaines. C’est ce qu’a indiqué, hier, le responsable de la communication au Cnes, M.Mourad Ouali. Le document en question a été finalisé en partenariat avec le Pnud.Pour M.Babès, il faut élargir le cercle des initiés à travers les rencontres et les symposiums «car nous sommes fortement portés par cette volonté d’étendre nos énergies vers l’EFC et de nous adapter au contexte mondial». Les experts algériens ont présenté, hier, des pistes de réflexion sur les progrès réalisés en la matière par notre pays. Le professeur Abdelkader Djeflat avoue qu’il y a absence d’une vision globale concernant l’EFC dans notre pays. Il a souligné en outre, le déficit dans la recherche scientifique. «Malgré la hausse des brevets nationaux, nous sommes encore loin de ce qu’exige l’EFC», a estimé le Pr Djeflat. Il est projeté, par ailleurs, de réserver 1% du PIB à la recherche scientifique dès 2010. L’Algérie, soutient-il, est aujourd’hui appelée à développer l’EFC dans la mesure où plusieurs défis l’attendent, entre autres, l’adhésion à l’OMC et à la zone de libre échange avec l’Union européenne. Cependant, relève-t-il, l’Algérie est dans une position d’amélioration qui concerne l’ensemble des piliers de l’EFC, à savoir l’éducation, l’innovation, l’enseignement supérieur et les technologies de l’information et de la communication (TIC). La mondialisation de l’économie exige la compétitivité. Pour les experts algériens, l’économie algérienne se caractérise aujourd’hui par une croissance molle, la productivité des facteurs est très faible et la compétitivité est absente.
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