Les étudiants regagnent les bancs des universités et mettent fin à leur grève après presque trois mois de protestation. Ils reviennent à de meilleurs sentiments, sans pour autant interrompre leur mobilisation hebdomadaire venue soutenir le mouvement populaire dans son combat pour l'assainissement du gouvernement pour l'édification d'une Algérie nouvelle et meilleure.C'est une constante dans leur lutte pour la dignité, représentant l'élite et la clé du changement. Fidèles à leur cause, mais intrigué parallèlement de l'avenir de leurs études, les étudiants se résignent enfin à rejoindre leurs universités et passer leurs examens pour sauver le reste de l'année. Une décision prise après moult consultation et de concert avec tous les camarades des différents campus. Une décision qui réjouirait, probablement, les autorités qui verraient en action l'essoufflement du mouvement, et la mise à mort de leur combat. Sachant qu'après la fin des examens, les étudiants des autres wilayas seront contraints de partir chez eux en raison de la fermeture de la franchise universitaires et des services des ?uvres sociaux. Pour répondre à cette polémique, le collectif des étudiants de l'université de Houari Boumediene affirme la poursuite de leur mouvement coûte que coûte. Comme ils ont fait dimanche dernier en prévision de la journée de l'Aid qui risquait de tomber le mardi. Ils ont lancé un appel à manifester via les réseaux sociaux et ont pu en dépit des circonstances et de leur nombre improvisée une marche à Alger centre. Une manifestation réprimée par les forces de l'ordre qui ont profité du nombre réduit des manifestants pour les empêcher de sillonner le centre d'Alger comme à l'accoutumée. « Nous avons marché dimanche en cas où mardi serait le jour de l'Aid. Dans le cas contraire, nous maintenant celle de mardi », indique Djamal. Un avis que partagent ses camarades qui ont répondu présent à cette nouvelle marche. « La reprise des études n'est aucunement liée aux actes de répressions dont nous faisant l'objet, bien au contraire », explique Nidaa, étudiante en architecture et membre régulier du mouvement estudiantin. Ils ont décidé de suivre le chemin de la raison et du rationnel pour ne pas mettre en péril leur avenir. « La réussite du combat réside, également, en notre réussite étant l'avenir du pays », estime Maya, déçue toutefois de son départ chez elle à Chleff. « Néanmoins, les étudiants gagneront leur année universitaire et poursuivront leur lutte de chez eux. Ils faut juste se coordonner et s'organiser », rassure Yassine, étudiant et membre du collectif des étudiants. « Nous n'allons pas faire machine arrière, bien au contraire, nous avons concocté tout un programme pour cet été afin de maintenir la pression jusqu'au départ du reste du pouvoir, ajoute Yacine. C'est le même rythme au niveau de la majorité des universités du pays. Les étudiants sont déterminés à poursuivre leur action et bravé toutes les distances pour participer à la maturation du projet du peuple et construire un nouvel Etat libre et démocratique. « Les étudiants seront toujours en marche, et ce, jusqu'à emporter la victoire sur les figures du système en place », affirme Rami, membre actif du mouvement des étudiants et fidèle au mouvement populaire de chaque vendredi. « Le combat nous engagent tous », renchérit-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Takharboucht
Source : www.lnr-dz.com