Après les enseignants, c'est au tour des corps communs de l'éducation de prendre le chemin de la contestation. Gardiens, ouvriers professionnels, secrétaires, agents de laboratoire ou de cantine ont entamé hier un mouvement de grève qui va durer jusqu'à mercredi. Hier, plusieurs cantines n'ont pas fonctionné.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Les corps communs ont répondu à l'appel du Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l'éducation nationale (SNCCOPEN), de la coordination des corps communs sous l'égide de l'Unpef et du SNTE. Ils ont en commun une revendication centrale, à savoir l'intégration dans le corps commun de l'enseignement des agents non spécialisés. La forme de la contestation diffère cependant d'une formation syndicale à une autre. Le SNTE a opté pour une grève nationale de quatre jours. Son chargé de communication, Aït Hamouda, estimait hier le taux de suivi au niveau national de 88%. A l'Est, la grève a été, selon lui, très bien suivie, un peu moins à Alger avec des taux considérables à l'ouest du pays. Dès ce matin, les corps communs affiliés au SNTE observeront des sit-in devant les Directions de l'éducation des 48 wilayas avant d'organiser demain un rassemblement devant l'Assemblée populaire nationale. L'Unpef a, quant à elle, choisi d'opter pour des sit-in dès aujourd'hui devant les Directions de l'éducation en signe d'«avertissement » à la tutelle. Pour sa part, le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l'éducation nationale a appelé ses adhérents à entamer dès aujourd'hui une grève de trois jours. Il réclame la «révision de la classification catégorielle et de la promotion interne de l'ensemble des corps, spécialement les ouvriers professionnels qui vivent en dessous du seuil de la pauvreté et qui peinent à faire vivre dignement leurs familles, l'intégration des corps communs et ouvriers professionnels dans le décret exécutif 08/315 en incluant l'octroi de la prime pédagogique pour les laborantins et la prime de documentation aux documentalistes, les administratifs et les informaticiens avec effet rétroactif à compter de l'année 2005». Ce même syndicat réclame «la généralisation du bénéfice de la prime du Grand Sud et de la prime du logement, la généralisation de l'octroi de la prime de rendement aux taux de 40% au lieu de 30% au profit des corps communs et ouvriers professionnels» et condamne «encore une fois le deux poids, deux mesures, l'injustice, la hogra, le mépris à l'encontre des corps communs et ouvriers professionnels caractérisé par les récentes révisions des régimes indemnitaires uniquement aux corps pédagogiques».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N I
Source : www.lesoirdalgerie.com