
Les 23 sous-traitants de la filiale Batimetal située dans le quartier de Maraval sont montés, hier, au créneau pour dénoncer, selon leur déclarations, le calvaire qu'ils endurent depuis trois ans. Ces entrepreneurs ont réalisé plusieurs projets au profit de cette entreprise mais ne sont toujours pas payés, une situation déplorable que les contestataires ont tenu à dénoncer à travers un rassemblement organisé devant le siège de la direction.Hier, les contestataires ont décidé de fermer le siège de la filiale et ont même empêché le personnel d'y accéder. Selon les protestataires, à l'origine de ce malaise, le montant de la prestation qui n'a pas encore été versé alors que tous les projets ont été réalisés et réceptionnés, indique-t-on. Réunis en petits groupes, les protestataires disent avoir tout entrepris pour la régularisation de leur situation mais malheureusement aucune solution n'a été apportée pour leur venir en aide. Certains se sont même déplacés à Alger à la direction générale de l'entreprise mais en vain.Face au mutisme des responsables, ces entrepreneurs spécialisés dans le bâtiment rappellent également que cette situation a fini par avoir ses conséquences fâcheuses puisque pour payer leur main-d'?uvre, ils se sont vus obligés de vendre leurs véhicules. Déterminés à aller jusqu'au bout de leur mouvement, les contestataires soulignent également que la protestation sera maintenue jusqu'à la satisfaction des revendications.Hier, dans un appel lancé au Premier ministre et au président de la République, les sous-traitants souhaitent qu'une solution allant dans l'intérêt général soit prise par les pouvoirs publics. «Nous réclamons uniquement notre argent», ont-ils indiqué. Ainsi, en attendant que leurs doléances soient prises en considération par les responsables, les contestataires rappellent qu'ils ont des charges à régler et des familles à nourrir et que la régularisation de leur situation relève de leurs droits légitimes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Assia
Source : www.lequotidien-oran.com