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Ils posent des problèmes sociaux Les moudjahidine menacent d'occuper la rue



Ils posent des problèmes sociaux
                                    Les moudjahidine menacent d'occuper la rue
Mise en garde - La section de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM) de la wilaya d'Alger menace de «marcher» si les autorités refusent de résoudre les problèmes sociaux de ses membres.
«(' )Les multiples démarches effectuées auprès de nos partenaires pour relancer le dialogue, seul cadre d'intervention susceptible de permettre la résolution des problèmes auxquels nous sommes confrontés sont demeurées lettre morte», ont déclaré les responsables de l'ONM réunis hier au siège de l'ONM de la wilaya d'Alger, sis au boulevard Ahmed Bougara à El-Biar.
Cette rencontre avait pour ordre du jour, prnicipalement, la menace d'expulsion dudit siège par une décision de justice. Les présents ont menacé de sortir dans la rue avant le 30 novembre prochain au cas où leur dossier n'est pas pris en main par l'administration. Le chargé de l'organique de l'ONM d'Alger, Abdelmalek Mahious a soulevé clairement les principaux problèmes liés à la condition sociale des moudjahidine, insistant sur le respect des droits de ces anciens combattants qui s'estiment marginalisés.
«Si le mutisme des autorités se poursuit, nos 15 000 adhérents occuperont la rue», a t-il menacé. Parmi les problèmes soulevés, il citera la question relative à la subvention de leur organisation ainsi que le problème lié aux sièges locaux de l'ONM et aux nahiates et kasmates qui demeurent en litige et occupés illégalement par des tierces personnes. L'orateur soulève également la revendication liée à la réappropriation de l'histoire de la guerre de libération nationale. «Des lieux et des sites culturels et historiques, comme par exemple, la casbah, un joyau civilisationnel, témoin de la libération nationale, sont en train de dépérir. Les autorités ne font rien de concret, mais seulement des promesses pour la réhabilitation et la sauvegarde de ce patrimoine culturel !» a-t-il regretté. Dans le même sillage, il déplore le sort de certaines demeures comme la maison de la famille Derriche à El Madania où s'est tenue la réunion historique des 22 et celle du feu Boukechoura à Rais Hamidou ou s'est tenue la réunion des 6 au cours de laquelle furent fixés le jour, la date et l'heure du déclenchement de l'insurrection du 1er novembre 1954. «Pourquoi a-t-on supprimé le nom de feu Ben Youcef Benkhadda attribué à la fac centrale d'Alger qu'on appelle maintenant fac N°1 '», s'interroge le conférencier. Dans leur plateforme de revendications, les anciens combattants demandent qu'une «nouvelle classification catégorielle s'applique le plus tôt possible aux 5 000 dossiers soumis au préalable aux autorités dans la wilaya d'Alger». «Nous ne sommes pas des nantis comme le pensent certains, notre pension équivaut à 2 fois et demi le SNMG», tonnera le conférencier. «Nous ne sommes pas morts ! Et nous ne comptons pas renoncer à notre mission». Les intervenants accusent le ministère de tutelle de les avoir privés de leurs droits légitimes sachant que les dossiers transmis pour liquidation traînent jusqu'à présent de bureau en bureau.
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