Très reconnaissants vis-à-vis de leurs collègues algériens, qui ont tout fait pour les mettre à l'abri de la sauvagerie des terroristes, des otages libérés n'ont pas manqué de louer le mérite de l'Armée nationale populaire pour leur avoir sauvé la vie.
Les travailleurs algériens du site gazier de Tiguentourine et les forces spéciales de l'Armée nationale populaire ont eu droit à un hommage appuyé de la part des otages libérés des griffes du groupe terroriste.
De retour au Royaume-Uni, des otages britanniques libérés lors de l'assaut ont rendu un hommage à ces forces spéciales de l'ANP, soulignant la rapidité d'intervention de ces forces qui ont décidé de mener l'assaut final jeudi dernier.
Ils ont affirmé à l'unanimité dans leurs entretiens accordés à la presse britannique : 'Il ne fait aucun doute que les gendarmes et les soldats algériens nous ont sauvé la vie, ils se sont exposés au danger pour la sécurité des autres." Un des hommes libérés a déclaré que 'l'Armée algérienne a fait un travail fantastique. J'ai été très impressionné". Son compagnon a ajouté que 'les gendarmes ont fait un travail fantastique. Ils nous ont mis à l'abri, je ne me suis jamais vraiment senti en danger en leur présence pour être honnête". D'autres témoins ont mis en exergue le courage des travailleurs algériens qui ont risqué leur vie pour contribuer à sauver leurs collègues étrangers.
Déclarant qu'il était très heureux d'être encore vivant, M. Strachan, 38 ans, a affirmé que 'nos pensées sont avec les familles des collègues qui ont péri", avant d'ajouter que l'aide de l'Armée algérienne était 'fantastique". 'Je n'ai jamais été aussi soulagé que quand ils sont venus (l'Armée algérienne). Ils nous ont vraiment aidés à quitter le site. Nous les remercions beaucoup pour cela", a-t-il précisé. Martin Johnson, ingénieur moteur, 62 ans, a été libéré vendredi, il s'est dit désolé pour tous ceux qui sont morts dans cette épreuve, et a tenu à rendre hommage à ses sauveteurs. 'Je pense qu'ils ont fait un travail fantastique. J'ai été très impressionné par l'Armée algérienne", dira-t-il au Daily Telegraph. Un Ecossais a rendu hommage dimanche à ses collègues algériens qui l'ont aidé à s'échapper avec d'autres expatriés, soulignant qu'il avait envers eux 'une dette éternelle". Alan Wright, 37 ans, employé de BP, s'est caché pendant près de 30 heures dans un bureau avec quatre autres étrangers et des employés algériens sur le site, alors que les coups de feu faisaient rage à l'extérieur, les travailleurs algériens ne les ont jamais laissé tomber. 'Les Algériens pouvaient se déplacer librement. Alors, on se disait : s'ils sortent, ils (les preneurs d'otages) vont leur demander d'où ils viennent et ils vont venir fouiller ici", a-t-il relaté sur la chaîne Sky News. 'C'était ma plus grande crainte : qu'ils se rendent et que nous soyons pris", a-t-il expliqué depuis son domicile en Ecosse. Ce sont ces Algériens qui ont monté l'évasion du petit groupe et lui ont donné un chapeau pour qu'il ait 'moins l'air d'un expatrié". Ensuite, 'ils ont découpé le grillage (autour du site) et ça y est, nous étions partis". 'Je ne pourrai jamais assez dire de bien de ces gars qui étaient avec nous dans ce bureau et qui avaient la possibilité de se rendre et d'être en sécurité mais qui ont décidé de rester avec nous et de nous aider à nous échapper", a souligné l'ex-otage. 'Nous avons une dette éternelle à leur égard". Au total, 52 Britanniques ont regagné le Royaume-Uni après avoir été tenus en otage durant quatre jours au site gazier de Tiguentourine près d'In Amenas. Un ex-otage japonais, qui fait partie des employés de la JGC Corp dont on est sûr qu'ils ont survécu à l'enfer d'In Amenas, a avoué : 'Alors, je me suis préparé à mourir."
Cet ex-otage, dont le nom n'a pas été révélé, a détaillé son calvaire dans le quotidien anglophone Daily Yomiuri, par le biais d'un porte-parole de la compagnie japonaise JGC Corp pour laquelle il travaillait en Algérie. Après le calvaire qu'il a enduré avec les terroristes, le Japonais narre l'attaque du camion dans lequel il se trouvait par les forces spéciales de l'ANP, dont il profite pour s'échapper.
À la nuit tombée, il décide de sortir de sa cachette et s'enfonce dans l'obscurité en direction du désert. Au bout d'une heure de marche, il sera finalement récupéré par des forces algériennes.
M T
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Merzak Tigrine
Source : www.liberte-algerie.com