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ILS ONT MULTIPLIE LES CONTACTS AVEC LEURS HOMOLOGUES ALGERIENS Forcing des patrons tunisiens



ILS ONT MULTIPLIE LES CONTACTS AVEC LEURS HOMOLOGUES ALGERIENS Forcing des patrons tunisiens
C'est à un véritable forcing que se sont livrés des patrons tunisiens dans le sillage de la visite du président Moncef Marzouki, multipliant les contacts avec leurs homologues algériens avec qui ils veulent partager leur nouvelle vision d'un vaste marché économique à l'échelle maghrébine, condition, selon eux, sine qua non à la réussite du vieux projet de l'UMA que, par ailleurs, les nouvelles autorités tunisiennes veulent à tout prix relancer.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Nombre de patrons tunisiens affiliés à deux organisations patronales, l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, (Utica) de création toute récente, et la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), n'ont vraiment pas chômé lors de leur visite dimanche et lundi dans le pays. Ils ont fait preuve d'un activisme et d'un dynamisme sans pareils, multipliant les contacts aussi bien avec leurs partenaires algériens qu'avec les gens des médias. Objectif : vendre leur nouvelle vision de la chose économique que le régime d'avant la révolution de jasmin n'a pas permise. Une vision découlant directement d'une conviction que seul un grand espace économique maghrébin est à même de faire face aux regroupements régionaux et assurer, ainsi, la prospérité aux peuples de la région. Mais leur fallait-il, au préalable, détruire l'image de prospérité et du tout-va-bien que l'ancien régime a fait de leur patrie, image qui a fondu comme neige au soleil avec l'avènement de la fameuse révolution de l'année écoulée et qui a étalé au grand jour la triste réalité d'un pays en proie à un chômage endémique et une pauvreté côtoyant les nombreuse stations balnéaires et autres palais luxueux que compte la Tunisie. Un véritable chantier qui ne pouvait se concrétiser sans pragmatisme et surtout sans mea-culpa. Ce à quoi ils se sont attelés, comme l'avoue, sans complexe aucun, Ali Nadjai, directeur central à l'Utica, qui parle d'une chance à la fois inouïe et historique de corriger ensemble les erreurs du passé. «L'action en solo coûte à chacun de nos pays 2 points de croissance. Désormais, la mode est à la conjugaison des efforts», dira-t-il, regrettant le fait que «chaque pays ait contracté un contrat de libre-échange avec les pays de la rive nord de la Méditerranée au moment où les échanges et la libre circulation des biens et des personnes entre nos pays sont insignifiants». Constat que partage son vis-à-vis algérien, Mohamed Khelifati, de la CAP, qui préconise une démarche secteur par secteur à même d'identifier les créneaux de chaque pays où les patrons de l'autre rive peuvent intervenir. Il évoquera le textile, pratiquement secteur à plat en Algérie et dans lequel le partenariat avec des patrons tunisiens réputés pour leur maîtrise du créneau est à même de constituer le point de départ à cette complicité algéro-tunisienne que les deux parties veulent un exemple pour l'amorce du projet de l'espace économique maghrébin. Et à Nadjai de rebondir aussitôt pour dire qu'«un travail de lobbying se doit d'être entrepris par les patrons auprès des gouvernements des deux pays», affirmant que son pays, au-delà du chômage qui le frappe de plein fouet, connaît aussi une crise de croissance qui touche bien des secteurs du fait, dira-t-il, «de la saturation du marché local» D'où la nécessité d'extension de l'activité et le marché algérien est tout indiqué pour ce faire. Mais, se défend-il, «il ne s'agit pas pour nous d'un partenariat à sens unique, loin s'en faut, nous plaidons pour un véritable marché commun entre nos deux pays dans l'attente de le généraliser aux pays de notre région, où seule la compétitivité primera».
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