Les partis islamistes ont subi un sérieux revers lors du scrutin des législatives. Le Mouvement de la société pour la paix, El Islah, Ennahda, le Parti de la justice et du développement et le Parti du changement n'ont réussi à obtenir que 60 sièges dans la future Assemblée. Soit tout juste 1 siège de plus qu'en 2007.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - La déferlante verte n'a pas eu lieu ! Les partis islamistes algériens n'ont pas réussi à réitérer les victoires enregistrées ces derniers mois dans les autres pays arabes. Données, par avance, grandes gagnantes de l'élection législative du 10 mai, ces formations représenteront moins de 15% de la composante de la future Assemblée populaire nationale. Bien qu'étant désormais la troisième force politique, l'Alliance Verte affiche cependant un résultat très en deçà de ses attentes. Les trois alliés que sont le Mouvement de la société pour la paix, le Mouvement Nahda et le Mouvement El Islah n'ont obtenu que 48 sièges. Un résultat médiocre comparativement à 2007 puisque, à elles trois, ces formations avaient décroché 59 sièges. La situation est particulièrement catastrophique pour le MSP qui a fait un bond en arrière, passant de 51 députés à 48. Finis les rêves de majorité parlementaire et de gouvernement islamiste. Aboudjerra Soltani, Hamlaoui Akouchi et Fateh Rebaï n'ont pas réussi à faire de l'Alliance Verte une force politique incontournable. Hier, quelques heures avant l'annonce officielle des résultats, Abderrezak Mokri dénonçait «une fraude» qui a induit «un bouleversement de la réalité du scrutin». D'après Mokri, jeudi, à la fermeture des bureaux de vote «l'Alliance Verte était au coude-à-coude avec le FLN». Grande défaite également pour le Parti de la justice et du développement, formation nouvelle créée par Saâd Abdallah Djaballah. Le PJD, qui se voyait lui aussi décrocher la majorité à l'Assemblée, devra se contenter de 7 sièges. Classé bon dernier de cette mouvance, le Parti du changement de Abdelmadjid Menasra n'a eu que 4 sièges. Avec un total de 60 élus nationaux, les islamistes n'auront aucune chance de peser à l'Assemblée populaire nationale. Certes, l'Alliance Verte aura son groupe parlementaire. Mais les trois partis qui la forment étant déjà traversés par de fortes dissensions, il est peu plausible que ce groupe puisse se transformer en bloc uni. Par ailleurs, une coalition de l'ensemble des partis islamistes est à écarter. Djaballah acceptera- t-il de s'allier à Akouchi et Rebaï, aujourd'hui responsables de deux partis qu'il a créés et qui lui ont échappé ' De leur côté, Soltani et Menasra enterreront-ils la hache de guerre ' Peu probable. L'alerte au tsunami s'est finalement avérée une vaguelette.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T H
Source : www.lesoirdalgerie.com