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ILS DENONCENT LE MUTISME DE LA DIRECTION DES TRANSPORTS DU MINISTÈRE Le syndicat des transporteurs menace d'une démonstration de force



ILS DENONCENT LE MUTISME DE LA DIRECTION DES TRANSPORTS DU MINISTÈRE Le syndicat des transporteurs menace d'une démonstration de force
Les transporteurs montent au créneau et menacent d'une démonstration de force. Dans un communiqué rendu public hier, ils condamnent «fermement les actions de persécution et les tentatives d'intimidation dont ont fait l'objet certains opérateurs à travers le territoire national du fait de l'exercice de leur droit légitime de la nouvelle tarification». Le recours à la grève est une option envisagée.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La sortie médiatique de l'UNAT par le biais de son bureau exécutif, intervient après «le mutisme affiché par le département des Transports, laissant la corporation des transporteurs dans un désarroi total». L'UNAT rappelle, à l'occasion, sa principale revendication, à savoir «la révision des prix des transporteurs», d'où l'appel lancé à l'intention de la Direction des transports relevant du ministère de tutelle, et ce, «dans la perspective d'arriver à un terrain d'entente sur la question». «Les conséquences d'une telle position ne peuvent être que dramatiques pour une corporation déjà meurtrie», lit-on dans ledit communiqué. «Devant la gravité de la situation et afin de mettre un terme à la dérive du secteur, l'UNAT tient à réaffirmer le principe de la liberté des prix consacré par les lois de la République», lit-on dans ledit document. Pour cette organisation professionnelle, l'ordonnance 03-03 du 19 juillet 2003 stipule clairement dans son article 04 que les «prix des biens et services sont librement déterminés par le jeu de la concurrence». La même ordonnance stipule clairement dans son chapitre 2, article 6 que «est prohibé toute pratique ayant pour objet ou pouvant avoir comme effet d'empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la libre concurrence ». Les animateurs de l'UNAT considèrent, par ailleurs, qu'«il est strictement interdit à toute instance ou institution de procéder à une fixation administrative des prix ou de favoriser leur baisse». C'est dans cette optique que l'Union «demeure engagée à défendre par tous les moyens légaux les intérêts de ses adhérents et à œuvrer pour l'amélioration des conditions de l'exercice de la profession». Dans un passé récent, l'Union nationale des transporteurs avait demandé au président de la République d'effacer les dettes des jeunes transporteurs ayant acquis leurs véhicules à travers l'Ansej via les banques, comme cela a été décidé dernièrement en faveur des fellahs et des pêcheurs. «Les transporteurs de voyageurs urbains et suburbains ne s'en sortent plus financièrement avec la tarification actuelle qui est seulement de dix dinars, et nous souhaiterons que les pouvoirs publics revoient à la hausse le prix du ticket si l'on veut que le transporteur puisse assurer la pérennité de son activité», avait soutenu le secrétaire général de l'Union de wilaya de l'UNAT (Union nationale des transporteurs algériens) lors d'une rencontre avec la presse. Et comme pour justifier ses propos, l'orateur a donné quelques exemples ayant trait aux «énormes dépenses qu'exige l'activité du transporteur public» en indiquant, à ce propos, qu'une simple vidange coûte au propriétaire du bus pas moins de 10 000 DA et que la taxe de la valeur ajoutée (TVA) n'a jamais baissé de 17 % alors que celle exigée pour le transport ferroviaire ne dépasse pas les 7%.
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