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ILS DENONCENT LA GESTION «ANARCHIQUE» DES MARCHES DE GROS DES FRUITS ET LEGUMES Sit-in des marchands devant le ministère du Commerce



Des dizaines de commerçants de gros de fruits et légumes se sont rassemblés hier, devant le ministère du Commerce à Alger. Ils protestent contre l'«anarchie» qui règne dans les marchés et les «mauvaises» conditions de travail.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - La Fédération nationale des marchés de gros des fruits et légumes, affiliée à l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), a été hier au rendez-vous. Ils étaient des dizaines de commerçants de gros à répondre à son appel à un sit-in devant le ministère du Commerce. Ils dénoncent l'«informel» qui sévit dans les marchés de gros de fruits et légumes et la «désorganisation» qui y règne. «Le nombre des marchands informels installés au sein même des marchés de gros et aux alentours dépasse de loin celui des commerçants agréés», assurent les protestataires. Qualifiant la gestion des marchés d'«anarchique», ils expliquent : «Les heures d'ouverture des marchés de gros de fruits et légumes sont fixées de 4h à 12h mais elles ne sont pas respectées notamment dans ceux gérés par des privés. Ils restent, ainsi, ouverts de jour comme de nuit.» Et de poursuivre : «Les frais tels que le droit d'accès et le droit de carreau (espace de vente) sont, quant à eux, plus élevés dans les marchés dont la gestion est cédée aux privés, même si les conditions de travail demeurent les mêmes dans les marchés gérés et par les collectivités locales et par des privés.» Ils citent ainsi, l'«absence» d'électricité, d'eau, des sanitaires et de toute hygiène sur les lieux. «Même les routes sont complètement délabrées et deviennent impraticables en hiver», expliquent encore les contestataires. Pourtant, poursuivent-ils, «la tutelle a accordé un grand budget pour l'aménagement des marchés de gros et la réhabilitation des routes». Les grossistes du marché de Boufarik (Blida) citent ainsi, l'exemple de leur lieu de travail qui, précisent-ils, a bénéficié en 2009, d'un budget de 22 millions de centimes pour son aménagement. «A ce jour, rien n'a été fait et des baudets continuent toujours à assurer le transport des marchandises au sein du marché», s'indignent-ils. Leurs homologues du marché de gros de Hattatba dans la wilaya de Tipasa, soulignent une «hogra» dans les contrats de location des carreaux. «Le gérant de notre marché fait la loi. Les contrats de location diffèrent d'une personne à une autre et sont d'une durée de six mois, d'une année, ou de deux ans. Idem pour le coût qui peut atteindre le double pour certains», affirment-ils. Venus des différentes wilayas, les marchands de gros relèvent également l'«absence» de sécurité dans les marchés. «Souvent, les commerçants viennent de loin avec de grosses sommes d'argent et risquent à tout moment des agressions et des vols. Pour notre sécurité, nous exigeons des postes de police au sein des marchés de gros», lance l'un des contestataires. Les marchands de gros des fruits et légumes appellent, ainsi, la tutelle à appliquer le décret 12-111 du 6 mars 2012 réglementant la gestion et l'organisation des marchés de gros des fruits et légumes à l'échelle nationale afin de «mettre fin à tous les problèmes du secteur », précisent-ils encore.
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