Alger - A la une

Ils demandent la revision de leur statut Les enseignants des lycées toujours en grève



Les syndicalistes de l'éducation nationale (Cnapest) poursuivent leur mouvement de grève, engagé depuis mardi dernier, pour dénoncer la lenteur du ministère de l'Education pour la revalorisation de leur statut et la non-tenue des promesses.
Le taux de suivi était de 90% des enseignants dans 80% des lycées d'Alger. «Depuis des années que nous engageons des mouvements de grève pour la révision de notre statut sans avoir obtenu gain de cause, alors que les autres corps communs sont parvenus à avoir satisfaction», regrette une enseignante d'anglais au lycée Omar-Racim.
Les enseignants exigent entre autres des augmentations de salaire, la retraite après 25 ans d'exercice et des indemnités. Cependant, ce qui prévaut dans toutes ses revendications, c'est la révision de leur statut, sans quoi la grève s'inscrira dans la durée. Les enseignants des lycées, qui sont titulaires de diplômes universitaires avec un bac plus 4, débutent leur carrière professionnelle à la catégorie 13 des grilles des salaires et sans possibilité d'atteindre un échelon supérieur après des des années d'exercice.
Les autres corps professionnels, titulaires de licences, sont classés au 15e ou 17e échelon de la grille des salaires lorsqu'ils commencent une activité professionnelle et sont disposés à évoluer et à être promus à des rangs hiérarchiques supérieurs avec évolution dans les grilles. Les enseignants comptent mettre un terme à la grève lorsqu'ils auront eu une réponse favorable de la tutelle sur leur statut.
Ils veulent à travers cette grève lancer un message de «ras-le-bol» quant à leur situation où ils sont toujours qualifiés de «meskine». «On demande un peu de considération de la part des pouvoirs publics qui nous ont relégués au dernier rang», maintient la même enseignante d'anglais. Apres l'échec de la réunion de mardi dernier, une autre s'est tenue hier, lors de laquelle il a été convenu que le statut des enseignants allait être revalorisé et appliqué à partir de la rentrée prochaine.
Il a été donc décidé que le recrutement des enseignants se faisait à partir de la catégorie 13 de la grille des salaires comme auparavant, nous a indiqué Nouar Larbi, président du Cnapest à Alger. Pour les promotions, elles se feront selon deux types de modèles, à savoir les professeurs principaux, qui seront promus à ce poste après cinq ans d'exercice et seront inscrits dans la catégorie 14 des grilles salariales.
S'agissant des professeurs formateurs, ils accéderont à ce niveau après cinq ans d'expérience et auront la 16e place dans les grilles salariales. Quand aux intégrations, tous les enseignants qui ont plus de dix ans d'enseignement seront intégrés d'office à la catégorie 14. Pour les professeurs ayant vingt ans de carrière, il leur sera octroyés la place de formateurs. Les professeurs des lycées techniques, quant à eux, n'ont pas été concernés par les modifications de leurs statuts faute de diplômes dans le domaine de l'éducation.
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