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ILS APPELLENT LA TUTELLE À RESPECTER SES ENGAGEMENTS



A l'appel du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), les délégués des différentes wilayas ont observé, hier, un rassemblement devant le ministère de la Santé. Les praticiens spécialistes en grève illimitée dénoncent «la fuite en avant de la tutelle».
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Pas de trêve pour les praticiens spécialistes de santé publique. Déterminés à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu'à satisfaction de l'ensemble de leurs revendications, ils ont organisé, hier, un rassemblement devant le ministère de la Santé. Un regroupement symbolique des délégués de wilaya, explique le Dr Youcefi, président du SNPSSP, pour attirer l'attention de l'opinion publique. Une action à laquelle ont pris part également les représentants des syndicats des psychologues, des médecins généralistes, des résidents et des associations de malades. «Nous dénonçons cette situation de marasme et la mauvaise gestion de la santé publique qui dure depuis 2 ans», a souligné le président du SNPSSP. Ce dernier défie le ministre de la Santé qui affirme n'avoir jamais interrompu le dialogue avec le syndicat. «Le ministre a fermé toutes les portes de dialogue, notre dernière réunion remonte au 24 octobre dernier et les travaux de la commission mixte ont été interrompus le 15 décembre dernier» a-t-il expliqué. Les grévistes, qui paralysent les structures de santé publique depuis dimanche dernier, appellent le ministre de la Santé à tenir les engagements qu'il a lui-même signés depuis une année. «Notre plate-forme de revendications qui tourne autour de l'amendement du statut, la révision du régime indemnitaire, la suppression de la discrimination en matière d'imposition (IRG) des primes et indemnités versées par le secteur de la santé aux praticiens spécialistes hospitalo-universitaires (10%) et pour les praticiens spécialistes de la santé publique (35%), un quota national de logements, des mesures incitatives pour le service civil et la mise en place d'une carte sanitaire nationale, a été déposée sur la table du ministre il y a deux ans et rien n'a été réglé», déplorent les praticiens spécialistes, qui affirment que les mesures répressives engagées par le ministre de la Santé ne risquent pas de les détourner de leur combat.


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