Aujourd'hui, le président de la République boucle la deuxième année de son mandat à la tête de l'Etat, élu le 12 décembre 2019 dans une élection présidentielle tenue dans un contexte de très forte tension.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Avec, notamment, une partie du mouvement populaire qui était farouchement opposé à ce scrutin qui allait constituer la première étape d'un processus de renouvellement institutionnel à l'effet de faire table rase des institutions héritées du long règne du défunt Président déchu, Abdelaziz Bouteflika, tant décrié. Des assemblées élues marquées du sceau de l'argent sale et de l'achat des sièges, notamment au niveau des deux Chambres du Parlement et celles locales (Assemblées populaires de wilaya et celles des communes).
C'est, d'ailleurs, ce à quoi Abdelmadjid Tebboune s'est attelé à sa prise de fonction le 19 décembre de la même année. En engageant, d'abord, le chantier de révision de la Constitution à l'effet de mettre la première loi du pays au diapason des exigences de son projet global portant sur une nouvelle Algérie. Un chantier qui ne sera pas, néanmoins, contrarié, ni par la pandémie de la Covid-19 qui viendra quelques semaines après, en mars 2020, toucher de plein fouet notre pays, ni encore moins par la maladie du chef de l'Etat, contraint à un assez long séjour hospitalier en Allemagne, fin octobre de la même année. Ce qui a fait, d'ailleurs, qu'il n'était pas présent au référendum du 1er novembre 2020 portant sur son projet d'amendement constitutionnel. Et à son retour de convalescence, début janvier dernier, Tebboune a repris le chantier en main en organisant, d'abord, des élections législatives anticipées, le 12 juin dernier, puis, tout récemment, les élections locales anticipées. Ce qui a permis le renouvellement de la Chambre basse du Parlement et des Assemblées locales, à la lumière d'un nouvel arsenal juridique portant sur des nouveautés apportées à la loi électorale, dont notamment la consécration du mode de scrutin de liste ouverte à la représentation proportionnelle qui est à même de consacrer le choix de l'électeur. Ceci dans l'attente de l'utlime phase de ce projet de reconstitution de l'édifice institutionnel, celle portant sur le renouvellement partiel des membres du Conseil de la Nation, d'ici la fin de l'année en cours ou au début de l'année prochaine. Et cette amorce de son mandat a été également marquée par un net fléchissement des cours de l'or noir dont le pays tire l'essentiel de ses revenus en devises. Une baisse drastique provoquée par la crise sanitaire due à ce nouveau virus mortel qui a plombé l'économie mondiale, allant jusqu'à enregistrer, début avril 2020, son plus bas niveau. Ceci, avant d'enregistrer une remontée, peu après, et atteindre, ces jours-ci, les 75 dollars le baril.
Autant d'éléments et d'indicateurs économiques qui n'ont pas été sans incidence sur l'action du chef de l'Etat. Une action qui a, néanmoins, enregistré, en dépit de ce contexte sanitaire défavorable, des prouesses comme la réduction de la facture des importations prévue, à la fin de l'année en cours, de plus de la moitié de la valeur enregistrée en 2014 pour atteindre 30,4 milliards de dollars.
Une baisse qui traduit, selon le Premier ministre et ministre des Finances, «le niveau de la corruption et du gaspillage que connaissait le pays durant les précédentes années». Il y a aussi l'équilibre de la balance commerciale dont le déficit a enregistré une baisse considérable de 87,89% durant les 8 premiers mois de l'année 2021 passant à -926 millions dollars à fin août 2021 contre -7,6 milliards de dollars à fin août 2020. Ceci sans oublier les exportations hors hydrocarbures qui ont enregistré une hausse de 81,80% durant les cinq premiers mois de 2021 par rapport à la même période de l'année écoulée, s'établissant à 1,55 milliard de dollars.
Autant de points à l'actif du chef de l'Etat qui tient à honorer ses autres engagements pris lors de sa campagne présidentielle, des engagements au nombre de 54 à la concrétisation desquels il sera attendu à la fin de son mandat.
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com