Alger - A la une

Il y a 50 ans, le massacre du métro Charonne France



Il y a 50 ans, le massacre du métro Charonne France
Le 8 février 1962, 20 000 personnes participent à Paris à une manifestation pour la paix en Algérie. A l'issue de ce défilé pacifique, les forces de l'ordre chargent les manifestants aux abords de la station de métro Charonne (11e).
Ce 8 février 1962, la guerre d'Algérie touche à sa fin ' les accords d'Evian, qui vont officialiser l'indépendance de l'ancienne colonie française sont signés un mois plus tard, le 18 mars ' mais les tensions restent fortes.
En Algérie, l'état d'urgence est en vigueur depuis le putsch des généraux d'Alger, en avril 1961, et depuis sa création en février de cette même année, l'Organisation armée secrète (OAS) a commis une vague d'attentats meurtriers en métropole comme en Algérie.
C'est en raison de ce contexte particulièrement tendu que les autorités décident d'interdire le rassemblement prévu le 8 février pour dénoncer les violences de l'OAS. Mais 20.000 personnes font fi de cette interdiction et défilent, pacifiquement, à partir de la place de la Bastille.
Dans le même temps, les forces de l'ordre continuent à frapper les manifestants, à coup de matraque mais aussi de grilles protégeant les arbres. Huit personnes trouvent la mort, soit par étouffement, soit à la suite des coups reçus. Une neuvième meurt de ses blessures, quelques mois plus tard.
Aux abords de la station Charonne (11e) et alors que les organisateurs s'apprêtent à déclarer la dispersion de la manifestation, la police charge à coup de matraque les manifestants qui cherchent alors à se réfugier dans le métro.
En contre-bas des marches se déroulent des scènes d'une violence extrême. Des témoins rapportent que des policiers en faction ce soir-là vont se saisir et jeter des personnes dans l'escalier par dessus la rampe de la bouche du métro, ou encore lancer des grilles en fonte sur les manifestants tentant de fuir. Bilan : neuf victimes mortes étouffées ou le crâne fracturé et 250 blessés.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)