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IL SERA DÉBATTU EN COMMISSION DÈS MERCREDI



IL SERA DÉBATTU EN COMMISSION DÈS MERCREDI
Le projet de loi sur la santé sera devant la commission de la santé et du travail et des affaires sociales de l'assemblée populaire nationale mercredi prochain.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - C'est ce que le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière a annoncé. Abdelmalek Boudiaf qui était, avant-hier jeudi, au Conseil de la nation, pour une séance de questions orales, a tenu, une fois de plus, à faire la promotion de ce projet de loi qui, selon lui, court l'objectif de «réviser le système sanitaire national afin de le rendre plus performant et de l'adapter aux besoins du citoyen».Et l'un des axes de ce projet, a expliqué Abdelmalek Boudiaf, celui lié à la prévention, interdisant entre autres, de fumer dans les lieux publics et la vente de cette substance aux mineurs avec amendes aux contrevenants. Il prévoit aussi la suppression de l'activité complémentaire avec obligation de choisir entre le travail dans le secteur privé ou public.Ledit texte consacre, en outre, la mise sur pied d'un conseil national de la santé chargé de la présentation des recommandations, l'élaboration de rapports annuels sur l'état de santé des citoyens et la mise en place de la circonscription sanitaire. Et contrairement à ce que certaines voix soutiennent, le projet de loi maintient la gratuité et l'accès aux soins à tous les citoyens, outre qu'il est fait obligation à l'Etat de fournir les moyens nécessaires au dépistage, au soin et à l'hospitalisation dans les différentes structures sanitaires publiques tout comme il consacre la création d'une commission nationale de greffe d'organes. Entre autres de ces voix dénonçant ce projet de loi, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, qui le qualifie tout simplement de projet «destructeur», promettant même, au besoin, une «grande bataille» dont elle n'a pas dévoilé la forme, en appelant au président de la république pour son «retrait», le considérant comme cette «machine qui détruit tous les acquis de l'indépendance et, par conséquent, de la guerre de libération», car remettant, selon elle, «de la gratuité des soins et ne garantit plus l'égalité entre les citoyens». A travers ce texte, Louisa Hanoune soupçonne chez l'Etat des velléités de se «désengager progressivement des hôpitaux et préparer les Algériens à leur privatisation dans une seconde étape».Ce projet de loi vise également l'humanisation des établissements de la santé et va au diapason des mutations enregistrées dans le secteur comme c'est le cas dans les autres secteurs, et introduit des modes de gestion, d'organisation et de soins modernes exigeant, pour ce faire, selon le ministre, un changement de mentalités.Pour sa part, le ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat, a annoncé que 1 560 projets et totalisant plus de 200 000 lits supplémentaires ont été adoptés à l'échelle nationale. Des projets d'un investissement global de 747 milliards de DA dont, selon Abdelouahab Nouri, 550 sont en cours de réalisation totalisant 77 793 lits pour un budget de plus de 248 milliards de DA.
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