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«Il ne faut plus voir l'association comme un adversaire»



L'association «El Aman» pour la protection des consommateurs plaide pour la participation de la société civile dans l'élaboration des textes de lois. Pour son président, Hacène Menouar, les associations ne sont ni un «adversaire» ni un «ennemi», mais plutôt un partenaire.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Le président de l'association «El Aman» pour la protection des consommateurs aspire à faire participer la société civile dans l'élaboration des textes de lois et de la réglementation. «Les associations ne doivent pas exister juste pour égayer l'environnement associatif. Elles doivent être écoutées, suivies et considérées. Il faudrait leur permettre de participer d'une manière démocratique et transparente à l'élaboration des lois et de la réglementation, et au changement de cet environnement et de son évolution», dit-il.
Plaidant pour la considération des associations, il affirme qu'il attend «beaucoup de cette révision de la Constitution». Pour lui, le retrait de l'autorité d'agréer ou d'interdire l'activité d'une association, aux wilayas et au ministère, est déjà un acquis. «Aujourd'hui, seule la justice peut arrêter l'activité d'une association sur une simple déclaration», précise-t-il.
Un «déblocage», estime le président d'«El Aman», qui va permettre à de nombreuses compétences de songer à s'organiser en associations dans l'intérêt de la population, de l'environnement et de l'économie nationale. Il fait remarquer d'ailleurs, qu'il ne faut pas compter uniquement sur l'apport des pouvoirs publics, mais qu'il faut s'appuyer sur la mobilisation des citoyens. Intervenant hier, dimanche, sur les ondes de la Chaîne 3, Hacène Menouar insiste sur la «recrédibilisation» et la «réorganisation» du mouvement associatif, maintenant que «les portes sont ouvertes et que les opportunités existent. L'association ne fait pas de politique mais participe à la gestion politique. Aujourd'hui, il reste encore beaucoup à faire, notamment pour les moyens à mettre à la disposition de ces associations. Nous espérons qu'il y ait des textes qui nous permettront en tant qu'association de dénoncer, déposer plainte, représenter les consommateurs, se constituer comme partie civile en justice et interpeller les pouvoirs publics», dit-il.
Selon lui, aujourd'hui, un changement de vision s'impose mais pas seulement en apparence.
Il estime que la perception des pouvoirs publics et de l'administration doit changer vis-à-vis des associations. «Il ne faut plus voir l'association comme un adversaire ou un ennemi, mais plutôt comme un partenaire qui va apporter un plus. Il faudrait qu'il y ait une considération dans le fond. Au-delà des amendements de la Constitution, je souhaiterais qu'il y ait des amendements dans les mentalités des gestionnaires», ajoute M. Menouar.
Ry. N.
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