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Il incendie le domicile de ses beaux-parents (2e partie et fin) Pyromanie



Il incendie le domicile de ses beaux-parents (2e partie et fin)                                    Pyromanie
Résumé : Après avoir vécu presque trente ans chez ses beaux-parents, à Birtouta (à Alger), Tayeb, âgé de 59 ans, veut retourner chez lui à Biskra. Sa femme n'est pas d'accord.
Résumé : Après avoir vécu presque trente ans chez ses beaux-parents, à Birtouta (à Alger), Tayeb, âgé de 59 ans, veut retourner chez lui à Biskra. Sa femme n'est pas d'accord.
Tayeb se dit qu'il valait mieux attendre que sa femme soit de meilleure humeur pour lui parler de nouveau de son désir de retourner dans son bled où il pourrait renouer avec la vie tranquille de son enfance et son adolescence. Mais quel que soit le moment où il abordait avec elle la question, celle-ci se montrait toujours intraitable, inflexible.
Pourtant, ce ne sont pas les arguments qui avaient manqué au brave Tayeb. Il attendit encore quelques mois et à la fin de l'année 2011, il lui en parla derechef.
- Ici à Alger, le temps passe très vite, ya m'ra ; les gens vivent à grande vitesse... ce n'est pas bon pour toi et moi. Alors qu'à Biskra, l'endroit où j'ai commencé à construire une maison est très calme. Chaque jour a l'air d'être une année tellement tout défile au ralenti... Et puis nous serons chez nous. Au rez de chaussée, j'ai prévu trois magasins pour chacun de nos trois fils et à mesure que chacun d'eux se mariera, il construira sa maison. Ce n'est pas l'espace qui manquera.
- Tu crois que tes fils qui sont nés à Alger voudront retourner dans ton douar ' Est-ce que tu leur en as parlé '
- Je ne leur ai rien dit pour le moment mais je sais qu'ils nous suivront. Tout dépend de toi. Ils t'ont toujours écouté, toi...
- Et moi, je leur dirai qu'il n'y a pas de vie en dehors d'Alger.
- C'est ton dernier mot '
- C'est et ce sera toujours mon dernier mot.
Tayeb réfléchit longuement et se dit que le seul moyen qui pourrait inciter sa femme de le suivre serait l'inexistence de la demeure de ses parents. Alors, il décida de la... détruire par le feu.
Il attendit que ses trois fils soient sortis de la maison, se procura deux bidons de 20 lites pleins d'essence qu'il déversa dans chaque étage et craqua une allumette. L'incendie fut spectaculaire mais l'intervention rapide des voisins et des pompiers permit d'éviter le drame : l'épouse de Tayeb, son vieux père et ses belles-s'urs et ses neveux n'avaient dû la vie qu'à une chance hors du commun.
Tayeb a été jugé il y a une semaine à la cour d'Alger. Il a écopé de 20 ans de prison pour tentative d'homicides avec préméditation.
Pauvre Tayeb. Il voulait une vie paisible et il l'a obtenue, non pas sous les palmiers de Biskra mais derrière les barreaux de Serkadji.
Tayeb se dit qu'il valait mieux attendre que sa femme soit de meilleure humeur pour lui parler de nouveau de son désir de retourner dans son bled où il pourrait renouer avec la vie tranquille de son enfance et son adolescence. Mais quel que soit le moment où il abordait avec elle la question, celle-ci se montrait toujours intraitable, inflexible.
Pourtant, ce ne sont pas les arguments qui avaient manqué au brave Tayeb. Il attendit encore quelques mois et à la fin de l'année 2011, il lui en parla derechef.
- Ici à Alger, le temps passe très vite, ya m'ra ; les gens vivent à grande vitesse... ce n'est pas bon pour toi et moi. Alors qu'à Biskra, l'endroit où j'ai commencé à construire une maison est très calme. Chaque jour a l'air d'être une année tellement tout défile au ralenti... Et puis nous serons chez nous. Au rez de chaussée, j'ai prévu trois magasins pour chacun de nos trois fils et à mesure que chacun d'eux se mariera, il construira sa maison. Ce n'est pas l'espace qui manquera.
- Tu crois que tes fils qui sont nés à Alger voudront retourner dans ton douar ' Est-ce que tu leur en as parlé '
- Je ne leur ai rien dit pour le moment mais je sais qu'ils nous suivront. Tout dépend de toi. Ils t'ont toujours écouté, toi...
- Et moi, je leur dirai qu'il n'y a pas de vie en dehors d'Alger.
- C'est ton dernier mot '
- C'est et ce sera toujours mon dernier mot.
Tayeb réfléchit longuement et se dit que le seul moyen qui pourrait inciter sa femme de le suivre serait l'inexistence de la demeure de ses parents. Alors, il décida de la... détruire par le feu.
Il attendit que ses trois fils soient sortis de la maison, se procura deux bidons de 20 lites pleins d'essence qu'il déversa dans chaque étage et craqua une allumette. L'incendie fut spectaculaire mais l'intervention rapide des voisins et des pompiers permit d'éviter le drame : l'épouse de Tayeb, son vieux père et ses belles-s'urs et ses neveux n'avaient dû la vie qu'à une chance hors du commun.
Tayeb a été jugé il y a une semaine à la cour d'Alger. Il a écopé de 20 ans de prison pour tentative d'homicides avec préméditation.
Pauvre Tayeb. Il voulait une vie paisible et il l'a obtenue, non pas sous les palmiers de Biskra mais derrière les barreaux de Serkadji.
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