Alger - A la une

«Il faut tenir la présidentielle avant la fin de l'année»



Le chef du parti AHD 54 qui a annoncé sa participation, samedi prochain, à la conférence nationale initiée par la coordination nationale pour le changement pour établir une feuille de route de sortie de crise, estime qu'il faut aller vers l'élection présidentielle avant la fin de l'année. Fawzi Rebaïne appelle, par ailleurs, à répondre aux revendications du mouvement populaire notamment par le départ de Bensalah et Bedoui.Salima Akkouche ? Alger (Le Soir) ? Tenir des élections présidentielles avant la fin de l'année en cours est possible, estime Fawzi Rebaïne. «Nous avons le temps de réviser les listes électorales et de mettre en place la commission nationale chargée de superviser les élections et aller vers des élections présidentielles qui doivent se tenir avant la fin de l'année en cours» a indiqué le chef du parti AHD 54 qui a tenu hier une conférence de presse à Alger. Pour aboutir à des élections «libres et transparentes», Fawzi Rebaïne appelle à mettre en place une commission nationale de préparation des élections avec des prérogatives élargies et à réviser la loi électorale. Cependant, reconnaît ce chef de parti, «nous ne pouvons pas aller vers des élections dans les conditions actuelles». Ainsi, pour des propositions de sortie de crise, Fawzi Rebaïne a indiqué qu'une conférence nationale, regroupant plusieurs personnalités, représentants de la société civile et onze partis politiques, aura lieu samedi prochain. Cette conférence de sortie de crise, initiée par la coordination nationale pour le changement, explique M. Rebaïne, a déjà commencé son travail à travers la tenue des ateliers hebdomadaires, et rendra son travail de consensus le 29 juin prochain.
Par ailleurs, le président de AHD 54 estime que le départ du chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, et le premier ministre, Nordine Bedoui, est une «condition sine qua non pour la tenue des élections». Selon lui «il est temps que cet appel du mouvement populaire au départ des deux B soit entendu par le chef d'état-major car les 2B sont un obstacle pour l'évolution de la situation». « La constitution ne peut pas régler tous les problémes sachant que cette même constitution ne reflète pas vraiment une véritable démocratie, mais nous pouvons sortir de cette constitution et proposer des changements après le départ des 2 B. Evoquant le dernier discours du chef d'armée Ahmed Gaïd Salah, le conférencier dit ne pas comprendre «cette fixation pour l'emblème national ni la position du chef d'armée pour le drapeau amazigh». «L'emblème national n'a jamais été présent dans nos rues depuis l'indépendance et le drapeau amazigh n'a jamais été un problème alors pourquoi le deviendrait-il aujourd'hui ' Nous avons des problèmes majeurs à régler et sur lesquels nous devons nous pencher tout de suite», estime Fawzi Rebaïn qui appelle l'armée à accompagner les élections présidentielles sans s'immiscer dans la politique.
S. A.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)