
La promotion du livre, les colloques, la critique littéraire et la situation de la littérature algérienne ont été soigneusement évoqués à Alger lors d'une conférence donnée par la gérante des éditions « L. de minuit » et directrice de la revue « livrEsq », Nadia Sebkhi. Concernant la situation du livre en Algérie, Mme Sebkhi suggère qu'avec une bonne promotion du livre, on ne peut qu'avoir une littérature mondialement connue et exportable. « Aujourd'hui le livre a besoin plus que jamais de promotion, notamment par la communication et le marketing. Si le livre rencontre ces deux facteurs, la littérature ne peut que bien fonctionner en Algérie, tout en s'imposant au Maghreb, en Afrique, en Orient et en Occident. Je demande aux acteurs du livre de faire un travail dans ce sens », a-t-elle expliqué. Pour Mme Sebkhi, le problème ne réside pas dans la lecture publique. « Ce n'est pas qu'en Algérie que les gens lisent moins, partout ailleurs c'est le même constat. Seulement, aujourd'hui les gens optent pour le livre numérique », a-t-elle précisé. Et comme beaucoup d'éditeurs, Mme Sebkhi redoute la disparition di livre papier dans un futur proche. Même si elle n'est pas pessimiste, l'éditrice est quelque peu amère. « En Algérie, on n'est pas conscient de cette situation. Il faut débattre de cette thématique en organisant des conférences sur le livre numérique. » Au sujet de son nouveau roman « Les sanglots de Césarée », elle confie que c'est un espace féminin. « J'ai écrit ce livre sur la ville de Cherchell parce que j'y ai effectué un reportage et j'en suis tombée éperdument et littéralement amoureuse de cette région. Césarée de Maurétanie, actuellement appelée Cherchell, c'était l'une des plus importantes cités du littoral occidental de l'Afrique du Nord antique, particulièrement à l'époque romaine. Cette région m'a interpellé, pendant l'écriture de ce roman, j'avais besoin d'y camper mes personnages. J'ai raconté plusieurs histoires nouées autour de l'espoir, la passion, l'amour, le désamour, la quête de l'absolu... l'envie de penser à une Algérie meilleure... », explique-t-elle. Sur la disparition de l'écrivaine Assia Djebar, elle considère que le monde de l'écriture a perdu une grande dame. « Je ne cesse de le dire qu'on a perdu un prix Nobel, une grande plume, une Nadine Gordimer », estime-t-elle.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com