Le nouveau locataire de la Fédération algérienne de volley-ball, Okba Gougam, revient à la maison après une absence de quatre années. Il souhaite asseoir une politique fiable avec d'énormes opportunités jusque-là inexploitées.
Le Temps d'Algérie : Vous venez d'être élu après un suspense de taille. Qu'avez-vous à dire là-dessus '
Okba Gougam : J'ai été élu avec deux voix de plus que mon adversaire, ce qui montre que le scrutin a été des plus serrés. Je crois que l'assemblée a décidé de me voir reprendre la tête de la FAVB pour ce que j'ai apporté au volley-ball algérien et pour ce que je suis capable de faire en sa faveur.
Quels sont vos principaux axes de votre programme'
Ils s'articulent sur trois aspects, à savoir les ressources humaines, le développement du volley-ball et les structures de gestion. Il faut en outre que la pratique du volley-ball en Algérie soit la plus large possible. Il y a d'autres domaines dans lesquels je compte aussi m'investir.
De quels domaines parlez-vous '
Par exemple le peu d'importance accordé au rôle des organes de suivi, de contrôle et de réflexion. Le peu d'importance également accordé au respect des textes et règlements régissant la gestion et le fonctionnement. Ce sont des sources de tensions et de conflits permanents.
Il y a aussi les difficultés que l'on rencontre pour résoudre le problème de la promotion du volley-ball et l'incapacité à favoriser une croissance du nombre de pratiquants, l'énorme décalage avec les exigences du haut niveau, la négligence du rôle que peut jouer le beach-volley dans la promotion et le développement du volley-ball, le matériel inexistant ou inadapté pour garantir une formation de qualité à la base. Vous voyez que ce ne sont pas les sources de travail qui manquent.
Quelles seront vos priorités '
La Fédération doit avoir comme priorité d'améliorer en général son mode de fonctionnement, ses structures, son mode de gestion, son niveau sportif, ses compétitions et ses réserves. Quel que soit le mode de gestion, elle doit nécessairement commencer par améliorer ses structures de gestion pour les rendre de plus en plus performantes et qu'elles soient en adéquation avec les exigences des objectifs fixés. Un plan de charge est proposé pour prendre en charge l'intérêt de la discipline, d'où le besoin d'une politique stricte que doivent suivre les ligues et les clubs.
Vous semblez déterminé à aller de l'avant.
Je le suis sinon je ne me serai pas présenté à cette élection. Il va falloir redonner aux différents organes de la FAVB leurs prérogatives dans le but de garantir une large adhésion, une participation plus active et une gestion saine juste et transparente. Il faudra aussi adopter le principe du respect au sens large du terme, particulièrement celui des textes et règlements, facteur indispensable pour la promotion et le développement.
Nous allons faire en sorte d'améliorer les conditions de travail, élever le niveau d'organisation et de gestion, introduire les nouvelles technologies de communication, d'information et de gestion. Il faudra reconnaître que les clubs, les joueurs et les arbitres constituent une partie intégrante de notre organisation et leur offrir des conditions raisonnables et équitables.
Il faudra surtout investir dans les secteurs porteurs comme le sport scolaire, le sport universitaire et celui des corps constitués. Nous nous inscrirons dans le cadre de la politique actuelle du secteur en exploitant les nouveaux textes et agirons en complémentarité des actions déjà implantées.
Il faudra, enfin, engager une action commune avec le MJS, les Fédérations et le privé pour résoudre le problème du matériel mais aussi celui relatif à la formation pour les différentes étapes.
Entretien réalisé par Ahmed Chébaraka
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Temps d'Algérie
Source : www.letempsdz.com