M. Sellal est ministre des Ressources en eau. En visite à Jijel pour s'enquérir de l'avancement des travaux, le ministre accepte d'étancher la soif d'El Watan en répondant à quelques-unes de nos questions'
Quelle est la politique du secteur en matière d'environnement et plus particulièrement de traitement des eaux usées ' Actuellement, nous sommes arrivés à 350 millions de mètres cubes d'eaux usées pour en déloger 250 millions de mètres cubes. Il faut savoir que dans les années 1990, nous traitions 90 millions de m3, ce qui constitue une nette avancée. Il existe 30 stations en cours de réalisation, et notre programme prévoit d'épurer 600 millions de m3 à l'horizon 2010. Nous redistribuons cette eau pour l'agriculture et cette initiative s'est faite sur la base d'une étude scientifique réalisée par un bureau d'études canadien. L'eau n'est pas potable, même débarrassée des bactéries. Elle est employée pour l'arboriculture. Elle reste impropre à la culture maraîchère. Cependant, concernant le barrage de Beni Haroun, qui est le plus grand barrage d'Algérie, la station d'épuration, qui récolte les eaux usées pour protéger le barrage, bénéficie, d'un traitement des plus poussés qui peut rendre l'eau potable à la consommation. Quels sont les modes d'épuration ' Nous avons les stations d'épuration mais également, pour les petites localités, les lagunes qui sont un mode d'épuration non mécanique avec bassin de décantation. Nous avons également expérimenté une méthode écologique à base de plantes, dans la wilaya de ouargla. Ce système consiste à faire passer les eaux usées dans un bassin composé d'espèces végétales se nourrissant des aliments nutritifs retenus dans les eaux usées, tout en éliminant les matières polluantes. C'est une première en Algérie et la méthode pourrait s'étendre à d'autres localités. Quelles difficultés rencontrez-vous ' Le principal problème consiste à instaurer l'autorité de l'Etat. Obliger les industries à épurer, à ne pas jeter n'importe où'd'où la création de l'office national de l'assainissement en 2003. Qu'en est-il de l'oued el Harrach ' Il est toujours aussi pollué' C'est vrai que l'action que nous avons entreprise n'a pas résolu le problème de fond. Nous avions entrepris une opération de masquage, qui consistait à injecter dans l'oued des espèces odorantes visant à masquer sa puanteur. Le problème est au fond de l'oued où se trouve un tapis épais de carburant. Avec le futur barrage de Douéra, qui doit recevoir l'eau d'El Harrach du côté de Hammam El Ouane, cela devrait diminuer le volume de l'oued ici à Alger et ainsi de sa pollution. Le ministère des ressources en eau fait des barrages pour l'alimentation en eau potable et pour l'irrigation agricole. En même temps vous réalise par ces barrages des paysages qui sont d'une grande beauté, qu'est-il prévu pour leur aménagement à des fins récréatives ' Oui, c'est d'une grande beauté et un livre doit prochainement sortir sur les barrages en Algérie'. Dernier appel de l'aéroport, l'avion va décoller.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Zineb A. Maiche
Source : www.elwatan.com