
- Le service de paiement électronique (e-paiement) sera officiellement lancé aujourd'hui. Ne vient-il pas trop tard par rapport à d'autres pays 'En effet, je dirais qu'il est largement trop tard surtout qu'il y a plus de 10 ans que l'on annonce régulièrement son lancement dans notre pays. On a l'impression de vivre sur une autre planète ! Je dirais que c'est un lancement très modeste, d'autant plus qu'il concerne particulièrement les grands comptes ? Air Algérie, Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (Seaal), Tassili Airlines et les opérateurs de téléphonie fixe et mobiles. Mais au moins, on sera comme les autres nations. Cependant, il faut préciser qu'il est impératif d'avoir un accompagnement et une assistance, car certains citoyens restent sceptiques. Il faut les mettre à l'aise lorsqu'ils sont confrontés, par exemple, à des problèmes techniques.- Mais cela va quand même apporter un service au citoyen. Comment voyez-vous ses retombées 'Incontestablement, le e-paiement va résoudre des problèmes comme le manque de liquidités et les faux billets en circulation. C'est une bonne chose, je ne dis pas le contraire, mais, selon moi, il faut que ça se généralise, il faut aller vite, c'est une question de crédibilité non seulement d'un secteur (les finances) mais de tout un gouvernement.Il faut impliquer aussi l'ensemble des entreprises, surtout celles qui sont hésitantes ou trainent le pas et aussi le citoyen. Face à des problèmes techniques, il faut qu'ils soient face à des interlocuteurs valables, qui puissent lever tout malentendu s'il y en a et surtout aller vers un cadre juridique.- Vous voulez dire promulguer une loi qui protège les citoyens 'Absolument. Je pense particulièrement à la loi relative au e-commerce et dont le projet sera soumis au gouvernement avant la fin de l'année, qui encadrera la relation entre le commerçant et le client dans le monde virtuel. Le gouvernement doit aller très vite dans ce sens. Car 6 mois de passage à vide peuvent nuire, en plus de la signature électronique.Sinon, on évoluera dans l'anarchie. Il faut une autorité. Les gens seront ainsi mis en confiance. Le bon côté, c'est que la culture électronique pourra limiter l'ampleur du marché informel. 50 milliards de dollars, c'est la masse monétaire informelle qui circule sur le marché parallèle.- Il faudrait des mesures d'intéressement, comme une TVA à 0% pour espérer récupérer une partie de cet argent...Le gouvernement aura aussi plus de visibilité. J'insiste encore une fois pour une généralisation rapide du e-paiement, car le citoyen ne comprendra pas pourquoi il est possible d'acheter un billet d'avion chez Air Algérie et pas possible d'acheter un téléviseur chez Condor alors qu'il suffit de greffer des applications sur des plateformes... Par ce moyen, le citoyen pourra dire enfin qu'il vit au XXIe siècle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Benelkadi
Source : www.elwatan.com