Alger - Revue de Presse

Il faisait partie de l’équipage de l’avion qui a crashé en Italie



La dépouille de Mustapha Kadid est arrivée Oran Au niveau du salon d’honneur de l’aéroport d’Oran-Es Sénia, les autorités civiles et militaires attendaient que l’avion spécial qui ramenait, hier, la dépouille du défunt Mustapha Kadid, finisse ses manœuvres... L’aéronef venait d’Alger en provenance de Rome. Il était 13h20. Le défunt qui assurait les fonctions de mécanicien navigateur était sur le point de prendre sa retraite et habitait la commune d’El-Kerma où il a été enterré hier même. Le temps mis pour rapatrier les corps s’explique par la durée de l’enquête menée par les autorités italiennes. Aucune version officielle n’a encore été donnée sur les causes du drame. Pour leur part, les médias italiens ont indiqué que les enquêteurs avaient établi une partie de la trajectoire de l’appareil et recherchaient toujours la seconde boîte noire, celle relative aux paramètres de vol. Le rapatriement des dépouilles des trois membres d’équipage était assujetti aux investigations judiciaires, notamment pour les identifications ADN.La représentation diplomatique algérienne à Rome et les familles des victimes, ainsi que leurs collègues algériens et italiens, ont intercédé auprès des autorités judiciaires italiennes afin d’accélérer les procédures de rapatriement. Le maire de Piacenza, Roberto Reggi, songe donner les noms des victimes «à un espace vert, une place ou autre édifice, pour bravoure». Par ailleurs, dès que les résultats seront connus, la commune introduira une demande auprès du ministère italien de l’Intérieur afin d’octroyer, à titre posthume, aux trois hommes «la médaille de la bravoure civile». Le maire avait présenté les condoléances et la reconnaissance de la ville aux familles des trois membres d’équipage de l’avion, dans une lettre publiée dans «Libertà di Piacenza». L’on se souvient qu’à l’annonce du crash, la tension était montée d’un cran entre les pilotes et la direction générale d’Air Algérie. Certains pilotes ont reçu des convocations des services juridiques de la compagnie pour s’expliquer sur leur refus de voler au lendemain de l’accident. Un mouvement de protestation spontané avait eu lieu, entraînant des perturbations dans le programme des vols d’Air Algérie. Le syndicat des pilotes exige une enquête parlementaire. Pour rappel, le 13 août dernier, les Algériens apprenaient avec stupeur que l’avion-cargo Hercules d’Air Algérie, qui assurait une liaison Alger-Francfort, s’était écrasé à proximité de la localité italienne de Piacenza. Les trois membres d’équipage qui étaient à bord périrent. Mohamed Abdou, Mohamed Tayeb Bederina et Mustapha Kadid avaient évité le pire au petit village alors que l’avion, un Hercules C-130, qu’ils pilotaient allait droit vers une catastrophe. Mohamed Amine Benadda
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