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Il dépose sa démission et tou reçoit le syndicat Le DG de l'Etusa fait les frais du conflit social



Il dépose sa démission et tou reçoit le syndicat Le DG de l'Etusa fait les frais du conflit social
'Sauvé par la volonté politique", dixit le ministre des Transports, l'Etablissement de transport urbain et suburbain d'Alger (Etusa) traverse assez souvent des zones de turbulences qui provoquent l'immobilisation de centaines de bus dans les dépôts. Des milliers d'usagers sont pénalisés et des pertes colossales sont engendrées par des mouvements de grève cycliques. Et comme mieux vaut prévenir que guérir, le département de tutelle n'a pas hésité à ouvrir ses portes pour un dialogue constructif avec le syndicat de l'entreprise.
Constatant que bon nombre de points contenus dans la plate-forme de revendications sont restés lettre morte depuis la dernière grève du mois de novembre 2012, le nouveau syndicat a lancé des signaux d'alerte. Les précédentes expériences ont démontré que la montée au créneau des travailleurs de l'Etusa est imprévisible et spontanée. Il fallait donc prendre les devants, d'autant que le nouveau syndicat d'entreprise compte en son sein les meneurs de la dernière fronde. Et c'est ce qu'a fait le ministère des Transports en recevant mercredi dernier le nouveau syndicat de l'Etusa, soit 24 heures avant la démission de Krim Yacine de son poste de DG de l'Etusa. 'À vrai dire, c'est le syndicat, installé le 26 avril dernier, qui a adressé une demande d'audience au département de tutelle", nous a révèle le chargé de l'organique. Selon Aït Mejane : 'Le ministre des Transports nous a reçus mercredi pour discuter de l'état d'avancement des revendications sociales. Les engagements pris dans le cadre du protocole d'accord signé entre les deux parties n'ont toujours pas été concrétisés." Voulant certainement éviter un nouveau bras de fer avec les travailleurs de l'Etusa, le département de tutelle s'est engagé, selon le même syndicaliste, 'à satisfaire les revendications en suspens dans les prochains jours".
La rencontre entre les deux parties 'était une réussite" et semble être de bon augure pour les travailleurs. C'est du moins ce qu'en pense le syndicat qui se dit 'rassuré et confiant". 'Le ministre nous a bien accueillis et nous a donné le temps de débattre des revendications et de l'avenir de l'entreprise. Nous sommes très confiants car il a promis de régler les problèmes dans les prochains jours", nous dit le même syndicaliste. Evoquant certains points de discorde entre les travailleurs et leur établissement, notre interlocuteur cite le problème des travailleurs licenciés. 'Certains travailleurs licenciés ont été réintégrés, mais il reste encore 8 à 10 travailleurs". À rappeler qu'au mois de novembre 2012, les travailleurs ont décrété une grève ouverte et un rassemblement quotidien au siège de la Centrale syndicale. Une démonstration de force qui durera plus d'une dizaine de jours et qui a failli faire perdre à l'Etusa le marché du transport estudiantin, en plus des 2 millions de DA/jour de recettes. Il aura fallu l'intervention du patron de la Centrale syndicale pour que les bus bleu et blanc reviennent à la circulation.
M B
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