C'était un certain 1er avril 1964 que le Dinar algérien naissait, symbole de souveraineté nationale après l'emblème national et le Sceau de l'Etat. Ce rappel a été émis fièrement hier au Centre de Presse d'El Moudjahid par Abderrahmane Ammour, ancien directeur de l'Hôtel de la monnaie et de la Banque d'Algérie (B.A).
M.Ammour, qui animait une conférence de presse devant un parterre composé de journalistes et de nombre de cadres du monde des finances, a fait l'historique «tumultueux» du Dinar algérien, qui venait remplacer à cette date, avec une valeur de 180 mg d'or fin, le «Nouveau Franc» français (NF) utilisé pendant cette courte période post-indépendance.
Une imprimerie de billets de banque existait déjà en Algérie en 1925. C'était alors le seul pays encore colonisé, à disposer d'une imprimerie fiduciaire pour imprimer une monnaie «locale». L'Algérie a été par ailleurs le premier pays arabe, avant le Maroc, l'Egypte ou le Soudan, et le premier d'Afrique, avant même l'Afrique du Sud, à imprimer ses propres billets de banque a indiqué Ammour.
Cet ancien cadre-responsable dans les finances a présenté dans le détail le processus d'imprimerie en expliquant les différentes étapes de production fiduciaire depuis sa fabrication jusqu'à sa mise en circulation après vérification de chaque billet recto-verso par les employés qui procédaient à un contrôle de 1000 feuilles par jour. Auparavant, ce sont seulement 60.000 billets de banque étaient imprimés, aujourd'hui ce sont 60 millions de coupures de billets qui le sont, a indiqué de son côté Mohamed Cherif Iliane ancien vice-gouverneur de la Banque d'Algérie qui animait également cette conférence.
A une question posée par L'Expression quant à l'élimination des vieux billets «de la honte» de 200 Dinars, Ammour a reconnu ce retard expliquant qu'il est dû à un «process» complexe qui commande d'abord que le billet soit «reconnu comme tel, pour être annulé par l' effacement de sa numérotation avant d'être détruit» Il a cependant affirmé que son remplacement par des pièces de monnaie se fait progressivement en regrettant que l'opération risque d'être longue, vu que cet argent sous forme de billets de 200 DA ne rentre pas dans le circuit banque d'où il est automatiquement orienté vers sa destruction pure et simple. Plus simplement parlant, ces billets continuent à être utilisés dans l'informel, le blanchiment d'argent... en un mot la «chekara» a de beaux jours devant elle.
Par ailleurs, certains assistants à cette conférence n'ont pas caché à la presse, à cette occasion, «l'étouffement» de l'écrasement en France (Lozère), début novembre 2011, d'un avion militaire, un bimoteur de type Casa C-295, qui selon la presse étrangère «transportait une cargaison de papier fiduciaire pour la Banque d'Algérie destiné à la fabrication de plusieurs milliards de dinars.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim AMARNI
Source : www.lexpressiondz.com