Le secrétaire général du mouvement El Islah a laissé entendre, hier, que Amar Ghoul est chargé d'une mission pour le compte du pouvoir.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Jeter un pavé dans la mare sans provoquer d'éclaboussures. C'est ce qu'a tenté de faire, hier, Hamlaoui Akouchi en s'en prenant nommément à Amar Ghoul, actuel député du Mouvement de la société pour la paix. «Je dois reconnaître que notre partenaire Aboudjerra Soltani a été d'une grande correction et a tenu parole jusqu'au bout. Par contre, on constate que l'Alliance pour une Algérie verte a été victime de la fraude dans toutes les wilayas. Partout, sauf à Alger où Amar Ghoul était tête de liste», a souligné le secrétaire général du mouvement El Islah lors d'une conférence de presse animée au siège de son parti. Une accusation à peine voilée. Pressé par les journalistes d'exprimer clairement le fond de sa pensée, Akouchi s'est contenté de répondre : «C'est tout juste mon avis. Mais ceux qui l'ont mis à Alger savaient pertinemment ce qu'ils faisaient.» Il n'en dira pas plus malgré l'insistance des représentants de la presse. Pourtant, durant son intervention, Akouchi avait évoqué une sorte de plan que le «pouvoir» serait, selon lui, sur le point de mettre en pratique. «Nous avons atteint une situation de paralysie politique et institutionnelle jamais vécue auparavant. Cette fois-ci, ils vont laisser passer le Ramadan, la rentrée sociale puis les élections locales. Ce n'est qu'après que le gouvernement sera formé. Bien entendu, ni les partis de l'Alliance de l'Algérie Verte, ni le Front des forces socialistes ni même le Parti des travailleurs. D'autres formations vont y siéger», dira-t-il. Une autre allusion à Amar Ghoul qui serait sur le point de lancer son propre parti politique. Pour Hamlaoui Akouchi, la crise politique actuelle est à mettre sur le compte d'un seul homme : Abdelaziz Bouteflika. «Le pays croule sous les problèmes, mais même les ministres avouent n'avoir aucun pouvoir. Tous disent que rien ne se décide sans le président de la République. Mais d'un autre côté, tout le monde dit que Bouteflika n'y est pour rien et que ce sont les membres du gouvernement qui ne font pas leur travail. C'est d'ailleurs ce que nous entendons et lisons tous les jours dans les télévisions privées et les journaux», a expliqué Akouchi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T H
Source : www.lesoirdalgerie.com