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Il a ouvert hier les travaux de l'université d'été de son parti



Il a ouvert hier les travaux de l'université d'été de son parti
Selon le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, les conditions sont réunies pour changer les choses et aller vers une «deuxième République» qui sera fondée sur la légitimité populaire.Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - A l'ouverture, hier au Village des artistes à Zéralda, de l'université d'été de son parti, le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, a estimé que le pouvoir traverse une crise interne sans précédent et qui menace désormais la stabilité du pays.«Cette crise a favorisé des pratiques qui ne rassurent pas quant à la pérennité de l'Etat. Les signaux émanant du sommet de l'Etat indiquent que nous ne sommes plus en sécurité. Et ce, parce que celui qui nous préside est inconscient. Si le peuple a perdu toute confiance dans son gouvernement, les partenaires étrangers se posent les mêmes questions et voient désormais l'Algérie comme un pays instable», a-t-il noté. Et de déclarer : «Cette situation met la classe politique devant ses responsabilités. La première République est à bout de souffle et il est temps d'en finir avec les pratiques qui se sont installées avec ce qu'on appelle légitimité historique. Les conditions sont réunies pour changer les choses et aller vers une légitimité populaire.»Le président du Front El Moustakbel reste néanmoins sceptique quant à un changement par les urnes : «Nous avons constaté lors des toutes dernières législatives que les Algériens ne croient plus aux processus électoraux. Ainsi, et pour éviter que le changement ne passe par la violence, le pouvoir peut engager le pays sur la voie du changement comme l'avait fait le Président Chadli Bendjedid au lendemain des évènements d'Octobre 1988. C'est la seule manière, à notre avis, qui nous éviterait le chaos.» Il a ajouté que le pouvoir exploite désormais la «bonté du peuple algérien». «Nous ne sommes plus dans une configuration où le pouvoir œuvre pour la stabilité du pays. Nous avons l'impression que c'est ce pouvoir qui pousse au pourrissement. Or, c'est le peuple qui se soucie de la stabilité du pays et encaisse des coups de peur de traverser une période de violence comme celle de 1990», a-t-il jugé.Dans ce contexte, Abdelaziz Belaïd a souligné que les Algériens ont le droit d'être informés sur l'état de santé de leur président : «C'est le Président de tous les Algériens et ils sont en droit de savoir si son état de santé lui permet d'exercer ses fonctions. Dans un Etat qui se respecte, un bulletin de santé d'un Président malade est régulièrement publié. La situation est tellement opaque que les Algériens ne savent même pas si c'est lui qui prend les décisions.» Quant à la nécessité d'activer l'article 102 de la Constitution, Abdelaziz Belaïd a eu cette réplique : «Nous n'avons même pas d'informations qui nous permettent de prendre une position par rapport à cette question.» Et de conclure : «Nous n'avons pas de problèmes avec les personnes mais, les pratiques. Et ce qui se passe est injuste. Un Etat ne se construit pas de cette manière.»
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