Alger - A la une

Il a fait plusieurs propositions en prévision de la prochaine révision constitutionnelle Rebaïne : 'L'armée doit pouvoir intervenir à l'étranger"



Il a fait plusieurs propositions en prévision de la prochaine révision constitutionnelle                                    Rebaïne : 'L'armée doit pouvoir intervenir à l'étranger
C'est une proposition pour le moins inattendue que vient de soumettre le président du parti AHD54, Faouzi Rabaïne, qui, dans le cadre de la prochaine révision de la loi fondamentale, a appelé à introduire une disposition constitutionnelle permettant à l'ANP de pouvoir intervenir en Algérie comme à l'étranger quand les intérêts du pays sont menacés. 'La prochaine Constitution doit accorder à l'ANP la possibilité d'intervenir à l'intérieur du pays comme à l'étranger quand les intérêts du pays sont en jeu", a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse animée hier au siège national de son parti à Alger. Selon lui, c'était à l'Armée algérienne qu'incombait la responsabilité d'intervenir en Libye pour protéger la population libyenne des foudres de Kadhafi et non pas à l'Otan. 'Dans le pourtour méditerranéen, nous devons avoir une économie mais aussi une armée forte. Notre politique étrangère doit être immuable et ne changera pas avec le changement des présidents", expliquait-il.
Favorable à une limitation des mandats présidentiels à deux seulement de 4 ou 5 ans chacun, M. Rebaïne a aussi avancé l'idée de dessaisir le président de la République du statut de ministre de la Défense ' il ne doit être que chef des armées, selon lui ' et de premier magistrat du pays pour asseoir une véritable séparation des pouvoirs. Il propose aussi de mettre fin à certaines prérogatives dont jouit le président de la République (désignation d'un tiers de membres du Conseil de la nation, signature d'ordonnances...).
Autre proposition-phare mise sur la table par M. Rebaïne : l'élargissement de l'article 73 interdisant aux harkis et à leurs enfants de se porter candidat à la présidence de la République à d'autres fonctions notamment législatives, exécutives et judiciaires. 'Nous ne sommes pas en train de condamner les enfants de harkis mais c'est l'histoire qui les a condamnés. Il est inconcevable que, dans un pays qui a perdu 1,5 million de chahids, un fils de harki parle au nom du peuple algérien", pestait-t-il, avant d'enfoncer le clou : 'Il y a des enfants de harkis dans l'actuel gouvernement et même dans les précédents Exécutifs. Que le ministre des moudjahidine, le Premier ministre ou même le président Bouteflika me disent que c'est faux."
A. C.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)