Alger

Il a dit



Il a dit
Le premier mois de l'année universitaire s'est écoulé sans qu'une décision ait été prise à propos du nouveau programme de licence d'histoire. Il y a bien eu une réunion entre la Commission pédagogique nationale et le comité de l'université d'Alger (moins un membre) chargé d'évaluer ledit programme, et ce, le 28 septembre dernier, mais elle est restée sans suite à ce jour alors qu'elle a été tenue en urgence !Et d'ailleurs quelle suite ' J'y reviendrai un peu plus loin. Tout d'abord, il est utile de rappeler que, dès le mois de juillet, plusieurs réunions ont eu lieu sur le sujet avec les responsables concernés. Leur attention a été attirée, de la façon la plus claire possible, sur les très graves malfaçons affectant le nouveau programme de licence d'histoire. Y ont été relevés, en particulier, les principaux déséquilibres et incohérences qui compromettent sa validité scientifique et pédagogique. Résumons en, ici, les aspects les plus saillants :1- inflation des matières complémentaires au point que leur volume équivaut (sinon plus) à celui des matières fondamentales, ce qui est non seulement absurde sur les plans scientifique et pédagogique, mais contrevient également aux textes officiels régissant l'organisation des enseignements en licence.2- Disparition quasi-totale des matières historiques relatives à l'histoire ancienne ainsi que de nombreuses matières concernant d'autres périodes historiques. Ce qui est, peut-être, la conséquence de l'inflation signalée plus haut.3- Rétrogradation de certaines matières fondamentales et répartition hasardeuse de certaines autres entre les différents semestres.Ces déséquilibres et incohérences ont, à l'évidence, pour origine la non-participation des enseignants des différentes spécialités à la confection du nouveau programme. Aussi, il a été souhaité que le ministère de tutelle mette fin à cette pratique ainsi qu'au résultat qui en est issu, et permette à tous les enseignants concernés de participer à l'élaboration d'un programme de licence d'histoire équilibré et cohérent scientifiquement et pédagogiquement.Que s'est-il passé ensuite ' Sur convocation du président de la Commission pédagogique nationale, le «comité d'évaluation du nouveau programme de licence en histoire» ? moins un membre en désaccord ? du département d'histoire d'Alger, s'est présenté à une réunion à l'université d'Alger 2/A. K. Saadallah, le 28 septembre 2016. C'est lors de cette réunion que ces deux parties se sont entendues sur l'élimination de certaines matières de troisième année et leur remplacement par d'autres matières occultées dans le nouveau programme.Un mois est passé depuis. Qu'elle est la configuration finale des enseignements de troisième année ' Quand et comment compte-t-on mettre en ?uvre ce résultat obtenu au nom de «l'urgence» ' N'aurait-il pas fallu commencer par le soumettre, quoique partiellement, aux enseignants des différents départements d'histoire pour ne plus tomber dans les mêmes errements ' Qu'en est-il des enseignements de première et deuxième années ' Qu'en est-il des autres problèmes de fond signalés plus haut 'A-t-on pensé aux conséquences réglementaires de ces procédés (reconnaissance du diplôme, accès au master?) qui ne manqueront pas de se manifester dans quelques mois ' A ces questions et d'autres, il n'existe, pour l'instant, qu'une promesse verbale prétendant qu'«un nouveau programme de licence sera élaboré l'an prochain» en remplacement du nouveau programme ! A quoi joue-t-on '
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