Alger - Revue de Presse

IDE en Algérie



6 milliards d?euros en 2004 Le directeur de l?investissement au ministère de la PME, le directeur de l?investissement étranger à l?Agence nationale pour le développement des investissements (ANDI) ainsi qu?un expert en économie ont été invités, hier, au forum de la Chaîne I pour débattre la problématique de l?investissement direct étranger en Algérie. Ainsi, M. Achmaoui, professeur en sciences économiques, indique que la stabilité politique et les indices macroéconomiques favorables qu?enregistre l?Algérie restent freinés par le cadre législatif, dont notamment l?insuffisance qu?accuse le système bancaire. Plus explicite, il dira que l?aisance financière du pays semble ralentie par des lourdeurs administratives dans le traitement des dossiers des opérateurs économiques. Selon une étude en la matière, le règlement d?un litige dans un projet d?investissement ne dépasse pas 7 jours en Tunisie, alors qu?il peut prendre 250 jours en Algérie. Pour donner corps aux intentions d?investissement, M. Achmaoui propose, entre autres, la mise en place d?une banque de données pour informer puis inciter les étrangers à venir investir en Algérie. Prenant la parole, M. Ziriguine de l?ANDI annonce que le volume des investissements étrangers en Algérie a atteint 6 milliards d?euros en 2004. Selon lui, l?Algérie sera, dans 5 ans, le premier pays dans le bassin méditerranéen en matière d?investissement étranger. M. Ziriguine estime que la réticence actuelle réside dans le décalage entre la réalité de l?Algérie et son image représentée à l?extérieur. « L?image du pays constitue un argumentaire pour les opérateurs étrangers », a-t-il expliqué en affirmant que la marche des investissements étrangers connaît un rythme soutenu. A titre d?exemple, le représentant de l?ANDI cite le créneau de la téléphonie mobile qui frise les 5 millions d?abonnés. Il cite également la cimenterie de M?sila lancée par des Egyptiens et dont la production a atteint 4 millions de tonnes par an. Il ajoute le partenariat avec Ispat dans la sidérurgie en plus des projets de dessalement d?eau de mer à Arzew, E l Hamma et Béni Saf. Par secteurs, M. Zerguini déclare que la télécommunication vient en pole position avec 2,7 milliards de dollars dans la téléphonie mobile. La cimenterie se place en seconde position, suivie des projets de dessalement d?eau de mer, du secteur alimentaire, des banques et assurances, de la sidérurgie, des médicaments ainsi que du tourisme dans lequel des opérateurs des pays du Golfe ont manifesté leur intérêt pour investir. Se référant aux expertises de la Banque mondiale sur le climat des affaires, M. Ziriguine annonce que le délai que prend le lancement d?un projet en Algérie est réduit de 120 à 27 jours. Il précise, par ailleurs, que l?écueil du foncier entrave sensiblement la réalisation des projets. Pour sa part, M. Hamidouche du ministère de la PME insiste sur l?opération de marketing des projets d?investissement envers les étrangers. Il indique que le climat d?investissement est conditionné par les infrastructures de base (ports, aéroports et réseau routier) ainsi que par la politique monétaire et financière du pays. Il relève aussi l?importance des conventions internationales en matière de litige dans les investissements et du cadre juridique, dont la réglementation de l?échange, les contrats de travail et le SMIG. M. Hamidouche souligne que les IDE en Algérie dominent, en dehors des hydrocarbures, dans le secteur industriel, comme la fabrication d?automobiles que prévoient les Malaysiens.
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