Alger - A la une

Iceberg



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Fékir (a) (aurait) (peut-être) (robbama), (yaâni... choisi l'Algérie.Est-ce que l'Algérie l'a choisi ' Est-ce que le sport ( le foot) est devenu l'étalon du niveau de développement du pays ' Il semblerait que oui !Le nostalgique que je suis se souvient de ces joueurs ,algériens avant tout , qui ont tout laissé pour rejoindre les rangs d'une équipe nationale qui ne comptait pas sur les royalties d'une compagnie de téléphonie mobile pour faire fortune.Si on compte, même en dinars non convertibles, les sommes considérables engagées pour promouvoir le sport (le foot), on s'aperçoit que nos joueurs ne sont pas au niveau des élites européennes et encore moins mondiales. Tout juste au niveau africain dont les stars sont chouchoutées par de grands clubs allemands, anglais...Pourquoi '35 millions d'Algériens ont une réponse. Serait-elle la même pour toutes les questions lancinantes qui concernent l'économie, la vie politique,le civisme, la religion, l'école, la culture... 'En fait, la question redondante du développement se pose de manière cyclique depuis un demi-siècle, période qui a permis à plusieurs pays de faire un bond qualitatif appréciable.Or, l'Algérie tourne en rond, non pas dans un mouvement de spirale, mais à l'intérieur d'un cercle vicieux qui la fait échouer au même point.Revenons au foot. Il y a quelques années les Pays-Bas dominaient les compétitions internationales après qu'une digue eut été érigée pour permettre aux joueurs de se sentir bien chez eux.Argent, politique du sport, coaches efficaces... ont contribué à insuffler au foot néerlandais une dimension planétaire qui ne s'est jamais démentie.Mais l'argent (jeté par les fenêtres) ne résout pas tout. Sinon le Qatar serait champion du monde depuis longtemps !!!Comme pour toute activité, l'encadrement, la discipline, la volonté politique, l'amour des couleurs (nationales ou du club), la participation citoyenne, les infrastructures, sont des ingrédients indispensables qui, de toute évidence, manquent en Algérie.Et pour y pallier, il est fait appel à des projets clés en main, produit en main, joueurs importés comme des fruits devenus grosses légumes. Si les grands clubs peuvent se payer des joueurs à coups de $$$$, il y a derrière toute une «machinerie» dont le principe est bien sûr de gagner de l'argent mais aussi en s'appuyant sur un sentiment identitaire profondément ancré.Le sport (le foot) n'est que la face visible d'un iceberg géant que personne ne semble vouloir explorer.Croire au miracle pour faire «mousser» le onetoutrisme, c'est ignorer la réalité profonde de la société algérienne qui se morfond dans une illusoire victoire sans se rendre compte qu'elle joue seule sur un terrain vague.A.'z.azizfareslesoir@gmail.com


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