Alger - A la une

hymne à la liberté Soirée au TNA à la faveur de la journée du Chahid



La socialiste française, Martine Aubry, a dansé, lundi soir, au Théâtre national Mahieddine Bachtarzi à Alger, sur le rythme de Ferha ou zahoua.
Elle était accompagnée sur scène par Khalida Toumi, ministre de la Culture, et les danseurs du ballet national. L'ancienne première secrétaire du Parti socialiste (PS, au pouvoir) était l'une des invitées d'une soirée programmée pour la célébration de la Journée du chahid. Faut-il y voir une symbolique ' L'auteure de «Culture toujours : et plus que jamais !» est présente à Alger pour d'autres activités. La maire de Lille doit notamment se déplacer à Tlemcen pour y signer un accord de coopération sur, entre autres, le patrimoine, l'innovation technologique et le développement économique entre les deux villes.
Le ballet national, mené par la chorégraphe Fatma Zohra Namous, a présenté une palette colorée de danses populaires algériennes. Cela va du citadin féminin tlemcénien, au fantasia, chaoui et kabyle traditionnels, targui et algérois. Si une partie des danses était accompagnée par de la musique vivante, zorna et mezwed, d'autres étaient exécutées sous des chants pré-enregistrés. Pour l'algérois, la même musique est encore et toujours utilisée, Farha oua zahwa», Ya lasmar et Wahd el ghoziel. A quand un changement salutaire ' Le patrimoine musical algérois est vaste, pourquoi alors se limiter au même programme depuis plus trente ans ' Cela fait déjà vu, déjà entendu.
Le collectif Hymne à la liberté, mené par Yazid Aït Hamadouche, producteur-animateur à la chaîne III de la radio d'Etat, a tenté de ramener un petit air frais aux chants patriotiques connus. Sur scène, une bougie servant de fil conducteur, des instruments, des jeunes chanteurs. Pas d'encombrement. «Nous sommes issus de différents groupes et avons créé ce collectif. Chacun de nous a sa propre carrière. Nous avons enregistré un CD de chants patriotiques à l'initiative de la Chaîne III et de l'ONDA (Office national des droits d'auteur, ndlr). Nous avons revisité et rajeuni ces chants à notre manière. Il y avait des appréhensions au début. C'est une responsabilité de reprendre des chants patriotiques», nous a expliqué Ayoub Medjahed, qui a interprété au début Djazairana, célèbre texte écrit par Mohamed El Choubki.
Il a été suivi par Kawtar Meziti pour Ledzair tahya, Linda Meryem Medjdouba pour Min djibalina, Sadek Bouzinou pour Mawtini' «Nous avons fait le déplacement au Maroc à la faveur de la semaine culturelle algérienne. Nous avons interprété les chants patriotiques et nos propres chansons. L'accueil du public a été favorable. Il en a été de même après nos concerts à Oran, Alger et Médéa», a expliqué Ayoub Medjahed qui prépare son premier album solo. Reste qu'Hymne à la liberté est une bonne initiative pour dépoussiérer les chants patriotiques et leur donner des couleurs contemporaines. Tout compte fait, les chants patriotiques font partie du patrimoine national. Ils ne sont la propriété de personne. Que les jeunes se les réapproprient, c'est encore mieux.
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