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Huit personnes sauvées par la Protection civile



Plus de peur que de mal finalement après l'effondrement d'une partie de la bâtisse, dans la nuit de vendredi à samedi, à la Haute-Casbah.Huit personnes ont été sauvées, hier, après l'effondrement du mur extérieur et des escaliers d'une bâtisse sise au 10, rue Rabah-Smala, attenante à la rue Nfissa, dans la Haute-Casbah d'Alger. Cela s'est produit à 1h du matin, lorsqu'une partie de la maison de type R+2 qui était occupée par la famille Boulaâchab s'est écroulée, heureusement sans faire de victimes.
Les quatre familles qui occupaient la bâtisse n'ont, en effet, eu la vie sauve que grâce à l'intervention rapide des éléments de la Protection civile qui, alertés par le danger imminent qui guettait ces citoyens, ont procédé à leur évacuation vers un lieu sûr. Selon le chargé de la communication à la direction de la Protection civile de la wilaya d'Alger, le lieutenant Khaled Benkhalfallah, "suite à l'effondrement d'une bâtisse de type R+2, la Protection civile a procédé à l'évacuation de huit personnes, en engageant des moyens et le personnel de sauvetage en milieu périlleux".
Ainsi, un drame a été évité de peu, mais sa survenance était prévisible pour les habitants du quartier après les fortes précipitations enregistrées ces jours derniers, comme le raconte un membre de la famille Boulaâchab, habitant au 10, rue Rabah-Smala, d'où ont été évacuées les quatre familles : "On s'attendait au pire. C'était prévisible. Il y a deux jours, des pierres commençaient à tomber. Les forces de l'ordre se sont déplacées pour faire le constat sur les lieux, puis sont reparties. Puis, hier vendredi à 1h du matin, tout le mur s'est effondré. Nous voilà dans la rue. Nos familles ont été évacuées, mais nos meubles sont restés à l'intérieur." Cependant, les familles sinistrées ne sont pas au bout de leur peine, car livrées à elles-mêmes en pleine nuit.
"Une fois évacués, on nous a demandé de chercher un endroit où aller durant la nuit, alors que n'avions aucun autre endroit comme refuge. Si j'avais où aller, je ne serais pas resté une seconde de plus sous la menace de ce danger. Cette nuit, je vais donc dormir ici", dira un des jeunes rencontrés sur la placette mitoyenne avec la maison sinistrée.
En dépit de la présence de représentants des forces de l'ordre, il cache mal sa colère : "Les éléments de la Protection civile et de la Sûreté nationale se sont acquittés convenablement de leur tâche, mais on n'a vu aucun membre de l'APC de La Casbah. D'ailleurs, mes voisins sont partis ce matin les voir." Il soutient avoir, lui et ses voisins, déposé un dossier de logement, mais "à chaque fois, on nous fait la promesse de nous reloger, en vain. Jusqu'à cette catastrophe qui, fort heureusement, n'a pas causé de pertes humaines.
Les deux familles, dont un bébé, qui étaient coincées au 2e étage après l'effondrement des escaliers, n'ont eu la vie sauve que grâce aux pompiers". D'ailleurs, a-t-il indiqué, la bâtisse en question est classée rouge depuis l'année dernière, comme en témoigne un rapport d'expertise des services du CTC (Contrôle technique des constructions), et dont les propriétaires détiennent une copie.
Ainsi, le danger qui pesait sur les familles s'éloigne momentanément, laissant la place à la détresse face à l'inexistence d'un toit pour s'abriter et à la colère d'être des laissés-pour-compte des successives opérations de relogement dont a bénéficié ce quartier. Un sentiment qui accompagne les riverains de La Casbah. Un quartier antique, surpeuplé et au nom duquel ont été inscrits des programmes d'habitat, mais dont le principal problème demeure le logement.

AMAR R.
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