
La campagne visant la promotion et l'encouragement à la consommation de produits fabriqués en Algérie sera lancée, dès demain, à l'initiative du ministère du Commerce. Si une telle initiative est, en soi, louable, la qualité du produit national laisse, dans la quasi-totalité, à désirer. Hormis quelques grandes entreprises, dont la plupart active dans l'agroalimentaire, le label «made in Algeria» est quasiment absent.Salah Benreguia - Alger (Le Soir)Peut-on faire une campagne de promotion pour un produit fabriqué localement, si l'entreprise productrice n'applique pas les normes exigées de par le monde ' C'est en tout cas le paradoxe relevé par les spécialistes et certains experts.En effet, en dépit des différentes mesures prises par le gouvernement, l'état actuel des entreprises productives est causé, en outre, par certaines lacunes, l'empêchant, ainsi de se hisser au niveau du marché international et parfois même national. D'où la médiocrité de certains produits exposés sur les différents lieux de vente. Pourquoi 'Le manque, voire l'absence de management, de marketing (entre autres les campagnes de communication pour la promotion du produit et de l'entreprise elle-même), et bien d'autres outils nécessaires au développement des entreprises productrices, n'ont donné que des résultats commerciaux mitigés. Egalement, l'absence d'application des normes de gestion sur tous les plans, précisément dans la promotion de l'image des entreprises algériennes et de leurs produits, ce qui leur permettra ingénieusement de les écouler, aussi bien sur le marché national qu'à l'étranger, est également à mettre sur la liste des raisons de cet échec. Sans oublier au passage, le maintien des procédures archaïques au sein de l'entreprise qui y est pour beaucoup dans cette situation. Certains spécialistes soutiennent que rares sont les entreprises à avoir adopté les plans de modernisation, telles les techniques visant à favoriser l'écoulement d'un produit en s'appuyant généralement sur l'image de marque dudit produit ou de son producteur. C'est dire, enfin, que la question de la promotion du produit national et, par ricochet, le tissu industriel national, ne dépend absolument pas de l'élaboration de textes pour la réorganisation tous azimuts des divers secteurs.L'encouragement de la production nationale mais également faire face à la concurrence farouche des produits importés de l'étranger, est l'affaire de l'entreprise elle-même. Vaine sera toute initiative qui n'associera pas les principaux acteurs, en l'occurrence les producteurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lesoirdalgerie.com