Alger - Revue de Presse

Hommage et gratitude aux déclencheurs de la Révolution L’esprit de Novembre résonne à Ghaza



Publié le 01.11.2023 dans le Quotidien l’Expression

Il y a 69 ans, le 1er Novembre 1954. C'est la date qui changera tout. L'Algérie venait alors de défier l'impossible et de conquérir son indépendance. L'objectif a été atteint au bout de sept longues années de luttes et de combat contre le colonialisme français auteur de diverses sortes de sauvagerie et de torture. Près de 70 ans plus tard, les Algériens rendent, aujourd'hui, hommage à ceux qui ont déclenché cette guerre, à ceux qui l'ont conçue et à ceux qui l'ont portée dans la douleur. Mais dans un esprit de sacrifice et de patriotisme jamais ébranlé. Y compris lorsque l'adversité se fait plus farouche et quand l'ennemi redouble de férocité. Bien des éléments qui attestent que la guerre d'Algérie était unique. Ce que reconnaissent leaders, chercheurs et historiens de diverses nationalités. À telle enseigne que la Révolution algérienne est citée comme référence. Aujourd'hui, l'on parle, à juste titre, de l'esprit Novembre. Pas uniquement pour souligner cet élan révolutionnaire qui aboutira, en 1962, à l'indépendance du pays. Mais pour ce que cet esprit a pu impacter au-delà des frontières du pays. Novembre 54 a incontestablement donné un nouveau souffle aux luttes de libération que menaient des peuples en Afrique, en Asie et en Amérique. La révolution de Novembre était, à bien des égards, ce déclic pour les Indépendances. Elle est donnée en exemple. Surtout quand il s'agit du sens du sacrifice, de l'engagement et de l'héroïsme. C'est justement cette leçon de résistance et de bravoure que donnent au monde les Palestiniens devant la violence israélienne en cours depuis le 7 octobre avec un bilan de morts avoisinant les 10 mille martyrs civils entre enfants et femmes.
À l'évidence, les éléments déclencheurs de la Révolution algérienne sont présents dans la résistance des Palestiniens. Il s'agit de la défense de la terre et du droit à un État souverain. Deux causes sur lesquelles les Algériens n'ont pas transigé.
Du déclenchement de la guerre jusqu'aux accords d'Évian. Deux causes pour lesquelles militent les Palestiniens depuis la création de l'entité sioniste en terre palestinienne jusqu'à cette nouvelle séquence de l'Intifada. Depuis, la cause palestinienne préserve l'esprit de sa résistance, alors que se multiplient les trahisons de pays arabes dont certains sont allés jusqu'à la normalisation de leurs relations avec l'entité sioniste. Le combat des Palestiniens force le respect qu'il fait face à une adversité plurielle. Qui commence par l'occupation sioniste et sa puissance militaire, mais dont le mythe de l'invincibilité semble fondre comme neige au soleil devant l'opiniâtreté et l'audace des résistants de Hamas.
Et auquel s'ajoutent la complicité des pays occidentaux et l'inertie des institutions onusiennes sous influence sioniste. Et c'est dans ce décor largement défavorable à la cause palestinienne que se distingue la position de l'Algérie immuable dans son soutien à la Palestine. La constance du soutien de l'Algérie pour la cause des Palestiniens trouve, sans l'ombre d'un doute, son essence dans l'esprit de Novembre farouchement opposé à l'ordre colonial. L'autre leçon de Novembre est que le déséquilibre des forces en présence ne condamne pas une cause à la défaite.
Le déséquilibre a été compensé, dans ce cas, par la force de la foi et le sens du sacrifice. Et ce n'est pas fortuit que le président Tebboune a mis en avant dimanche à Djelfa les facteurs de la victoire en pareille circonstance. Même quand la propagande de l'occupant tente de qualifier les résistants de «terroristes». À la veille de la célébration du 1er Novembre et au moment où Ghaza subit les bombardements des forces sionistes, Tebboune a rappelé que les Algériens avaient également été qualifiés par la France officielle de «terroristes» lorsqu'ils défendaient leur terre contre la colonisation française.
Le président de la République a cité la réplique de Larbi Ben M'hidi en réponse aux Français qui accusaient les moudjahidine de commettre des actes terroristes à travers les bombes dissimulées dans les couffins. «Donnez-nous vos avions et nous vous donnerons nos couffins», avait réagi Larbi Ben M'hidi dans une réplique qui a fait date et qui tend à traverser le temps. Tout comme l'esprit de Novembre toujours d'actualité pour les pays en quête d'indépendance et de souveraineté.
Amirouche YAZID

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