
Il a été le premier président de l'Académie berbère. Militant intègre, il a été condamné à mort par le régime. Il décède en 2015 sans avoir jamais revu la terre qui l'a vu naître.Le premier président de l'Académie berbère est décédé en France en septembre 2015, à l'âge de 92 ans. Et pour que nul n'oublie le combat d'Abdelkader Rahmani, des bougies ont été allumées à sa mémoire, hier, à la place Katia-Bengana, à Aokas, dans la wilaya de Béjaïa. En effet, une foule nombreuse a tenu à marquer cet événement où un hommage a été rendu au père fondateur de l'Académie berbère. "Pour que nul n'oublie le combat d'Abdelkader Rahmani", ont scandé à l'unisson les présents, hier, à la placette d'Aokas, sur la côte Est de Béjaïa.Ayant goûté à l'amertume de l'exil et de la solitude, des années durant, Abdelkader Rahmani est ressuscité par les siens à travers cette action commémorative dans la ville d'Aokas. Abdelakader Rahmani a laissé derrière lui une ?uvre riche, consacrée essentiellement à la langue et à la culture berbères. Mais pas seulement, puisqu'il a également beaucoup écrit sur l'histoire de l'Algérie. L'affaire des officiers algériens et les Berbères est, entre autres, l'une de ses ?uvres phare. Né à Aokas, à Béjaïa, en 1923, le fils de Slimane Rahmani, père fondateur de l'Académie berbère en France et fondateur aussi de la première chaire d'arabe et de berbère à la faculté d'Alger, a vécu ses dernières années reclus dans sa maison de province avec un sérieux handicap physique qui l'empêchait de se mouvoir. Homme de principes, de droiture, doté d'une morale irréprochable, Abdelkader Rahmani a été parmi les premiers à s'opposer à Boumediène et à son système.En France, il relancera le projet de l'Académie berbère et ?uvrera pour une Algérie plurielle et reconnaissante des siens. Son combat lui valut, naturellement comme tous les opposants et les militants, une condamnation à mort. Il est parti sans que cette condamnation à mort soit levée. Il ne reverra jamais son pays. À présent, il repose quelque part dans la ville de Poitiers (France), loin de sa Kabylie natale. Par ailleurs, le regretté Rahmani est fondateur de l'Agence internationale pour la culture, fondateur du Collège international du Tiers-Monde et fondateur de la première revue berbère : Amazigh, l'homme libre.A. HAMMOUCHE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A HAMMOUCHE
Source : www.liberte-algerie.com