Le zéro magique
Aujourd’hui j’ai enfin compris pourquoi El khawarizmi a inventé le zéro. C’était pour que les Arabes s’en servent pour garnir leurs comptes bancaires. Les autres chiffres ne veulent rien dire tout seuls. Mais ajoutez-y des zéros, ça donne autre chose. Vous êtes d’accord ? J’ai aussi compris pourquoi nous avons autant d’anémiques dans notre pays. Mais ce que je n’ai jamais su, c’est comment tous ces zéros ont pu s’aligner sur un même chèque bancaire ! Consultez l’affaire Khalifa pour avoir une idée. Depuis la création de la terre, jamais autant de zéros n’ont été portés après un chiffre. Les messieurs de l’affaire ont jonglé avec le chiffre « rond «. Et tout le monde a fait le dos rond devant son bienfaiteur. Surtout les ronds-de-cuir. Eux, ils en ont profité jusqu’à se gaver et gaver leurs chérubins. La preuve, Oxford commence par un «O» ! Hummm...ça vous dit rien ? Comptez combien de «O» comporte le mot... London. Vous voyez, rien n’est le fruit du hasard ! C’est pour vous dire, chers concitoyens et chères concitoyennes, que pendant que vous étiez plongés dans votre ronron, d’autres nous faisaient les poches. Cherchez le «o» dans le mot qui vient de précéder. Eux, contrairement à vous, ils avaient l’Oeil ouvert. Ils veillaient à notre argent. Ils s’occupaient de tout. Ils savaient que beaucoup de zéros sur nos fiches de paie, allaient nous donner le vertige, alors ils ont préféré les mettre dans un lieu sûr. Loin des yeux, loin du cœur.
Cette manière de faire n’est pas spécifique aux seuls Algériens. Prenez les dernières statistiques sur les plus grosses fortunes du monde. Qui vient en premier ? Un Saoudien. Qui vient en seconde position ? Encore un Saoudien. Qui vient en troisième position ? Pas un Saoudien certes mais c’est tout comme, car il s’agit du sultan du Brunei. De temps à autre, apparaissent, la reine Elizabeth, Bill Gates, perdus dans le tas.
Et ça n’en finit pas. Toute la liste est comme ça. Ce sont des adorateurs du zéro. Ils le vénèrent.
Cette adoration a été transmise aux Algériens comme on transmet le sida. D’abord il y eut tous ces convois féminins vers Dubaï et compagnie et qui se sont imprégnés à la luxure à force de côtoyer les richissimes pétrodollars qui appréciaient cette chair au goût différent. La suite ne fut que logique, car les hommes envoûtés par la bacchanale engendrée par leurs concitoyennes, prirent part au banquet et goûtèrent aux plaisirs. El khawarizmi doit se retourner dans sa tombe en apprenant l’usage qu’on fait les Arabes de sa découverte sans laquelle l’existence n’aurait pas eu de signification. En fait, il n’a pas calculé les erreurs de parallaxe.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com