Alger - Revue de Presse

Hausse du prix de la farine Le pain inquiète les boulangers



Après les producteurs du lait, c'est le comité national des boulangers qui menace de monter au créneau en tirant la sonnette d'alarme sur la situation qui prévaut dans le secteur. La cause ? «La revue à la hausse du prix de la farine, conséquence directe de l'augmentation du prix du blé sur les places boursières internationales, qui a contraint plusieurs boulangers à revoir à la baisse le volume de leur activité, alors que d'autres menacent tout simplement de baisser rideau ». M. Hentour, président du comité national des boulangers, une organisation affiliée à l'Union des commerçants et artisans algériens (UGCAA), repose de nouveau le dossier du pain, qui «se trouve depuis des mois sur le bureau du chef du gouvernement». Selon la même source, «les coûts de fabrication du pain ont augmenté, entraînant des conditions de travail de plus en plus précaires pour les boulangers qui produisent quasiment à perte». Alors que de l'autre côté, l'Etat se refuse à toucher au prix du pain, qui demeure un produit stratégique. Pour faire face à une situation qui risque de prendre des «proportions inattendues», le président du comité national des boulangers appelle à «une intervention des pouvoirs publics qui doivent prendre des décisions à même de régler ce problème et éviter ainsi une mort programmée pour ces artisans du pain». Ils ont décidé de passer à l'action en interpellant les pouvoirs publics afin d'obtenir une augmentation unilatérale du prix du pain, fixé de manière quasi définitive par le décret de loi du 13 avril 1996. Actuellement, la baguette de 250 grammes s'achète au prix de 7,5 dinars. Un tel prix, explique-t-on, empêche les artisans boulangers de faire face à l'augmentation du prix du blé, maillon de la chaîne de fabrication essentiel à la production de farine panifiable, et donc de pain ». « Tout s'enchaîne, sauf pour les boulangers qui, face à toutes leurs charges professionnelles, se retrouvent quasiment à travailler à perte », explique-t-on. Pour le comité des boulangers, il est souhaitable « d'obtenir un soutien direct du ministère, si ce dernier tient à maintenir le prix actuel de la baguette de pain ». Pour eux, en dépit des différentes hausses enregistrées ces dernières années, l'éventuelle hausse des prix de l'eau et de l'électricité viendrait aggraver les charges supportées par les boulangers. Pour éviter le bras de fer, ils ne revendiquent pas l'augmentation des prix, « mais juste des mesures devant nous permettre d'améliorer notre marge bénéficiaire ».
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