
La grève des vétérinaires paralysant l'activité des abattoirs est l'excuse qu'ont trouvée les commerçants pour légitimer l'augmentation soudaine des prix des viandes rouges, à la veille de ce Ramadhan. Mais pourquoi la viande blanche n'a-t-elle pas observé la même tendance 'Naouel Boukir - Alger (Le Soir) - En principe, hier était le dernier jour de la grève annoncée par les vétérinaires à la veille de Ramadhan. Ce qui devrait, théoriquement, redonner aux viandes rouges leurs «véritables prix». Une suspension, prévue pour trois jours, dont les commerçants avaient, visiblement, pris connaissance bien avant qu'elle ne débute. Ce qui leur a permis de s'approvisionner et de stocker leur ravitaillement, a confié l'Union algérienne des vétérinaires. Autrement dit, cette hausse des prix de la viande rouge n'a vraisemblablement pas lieu d'être. Du moins, pas aussi exagérément. Mais ce qui est le plus étonnant, c'est que cette courbe haussière n'a pas touché les viandes blanches. S'il est question de paralysie des abattoirs, générée par la grève des vétérinaires, c'est logiquement tout type de viande qui est atteint. Or, ce ne sont pas ces faits qu'exposent certains commerçants à leurs clients.Concrètement, outre le jeu de l'offre et de la demande expliquant l'augmentation des prix des viandes rouges pour ce mois, une grande part de responsabilité est attribuée à la cupidité commerciale des boucheries voulant amplifier leurs gains durant ce mois, particulièrement marqué par une fièvre acheteuse et une forte consommation des ménages.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.lesoirdalgerie.com