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HAUSSE DES DEPENSES PUBLIQUES DANS LA LOI DE FINANCES 2012 Aucun risque sur la stabilité budgétaire, estime Harchaoui



La hausse du niveau des dépenses publiques, prévue par la loi de finances examinée actuellement à l'APN, ne fait peser aucun risque sur l'équilibre et la stabilité budgétaire, a estimé Abdelkrim Harchaoui, ancien ministre des Finances et aujourd'hui député élu sous la bannière du RND.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - L'animatrice de l'émission «Invité de la rédaction» de la Radio Chaîne III a eu beau lui renouveler la question autour des risques encourus du fait de cette hausse de la dépense publique, rien à faire : Harchaoui, en bon militant discipliné, a fait le choix de ne voir que du positif dans toutes les politiques conduites par le gouvernement. Pour lui, les ressources pétrolières garantissent une stabilité du budget à long terme et mettent, du coup, l'Algérie hors de la fragilisation qu'elle a au demeurant connue à la fin des années 1980. Si Harchaoui ne pouvait qu'admettre que la stabilité sociale a un coût, il ne pense pas que ce qui a été décidé comme revalorisations salariales suite aux mouvements de protestation du premier semestre 2011 puisse affecter la stabilité budgétaire. «L'instabilité sociale pouvait entraver le développement», a-t-il affirmé, comme pour dire que la stabilité sociale a également des avantages. Harchaoui, qui a révélé avoir été entendu pendant quatre heures par la commission d'enquête parlementaire sur les émeutes de janvier 2011, s'est montré par trop prudent à chaque fois qu'il a été invité à apprécier une situation. Ainsi, il dira, à propos des émeutes de janvier dernier, qu'il ne disposait pas d'éléments de réponse. «Il y a eu peut-être manipulations sur le marché», s'est-il contenté de dire. Il restera sur la même attitude s'agissant des implications des instabilités régionales sur l'Algérie. «On ne sait pas d'où ça vient et où ça va aller.» Néanmoins, il a estimé qu'il faut protéger les frontières algériennes, surtout que la région du Sahel est cataloguée comme une zone de turbulence pourvoyeuse d'insécurité. Revenant sur la loi de finances complémentaire 2009, qui a institué des mesures de protection de l'économie nationale, Harchaoui a affirmé que la démarche a procédé d'une prudence, surtout que l'Algérie avait connu huit années de récession économique. «Il y avait l'angoisse de l'effondrement et de remise en cause des programmes de développement », a-t-il expliqué, après avoir indiqué qu'en 2009, les recettes d'hydrocarbures ont chuté de 33 milliards de dollars. Rappelons que les mesures contenues dans la LFC 2009 ont été critiquées aussi bien par les étrangers que par les entrepreneurs nationaux. Mais Harchaoui a considéré que «le président et le gouvernement algériens ne sont pas fous pour se fermer à quelque chose qui serait bénéfique pour le pays». Des étrangers qui ont critiqué la LFC 2009, il dira qu'ils ne sont en tout cas pas venus, depuis le temps qu'ils étaient attendus. «Ils ont décidé de ne pas venir (…) l'étranger est intéressé par une sécurité pour son capital et le transfert de ses dividendes.»
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