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HANOUNE



HANOUNE
Pour la secrétaire générale du Parti des travailleurs, et de par ses recommandations, le conclave ayant regroupé la semaine dernière le gouvernement avec les walis n'est qu'une réunion qui a décrété la «dissolution ou la destruction de l'Etat».Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Louisa Hanoune qui intervenait, hier vendredi, à l'ouverture d'une réunion du bureau politique du parti n'y est pas allée par trente-six chemins pour dire ce qu'elle pense de cette réunion et des recommandations qui en ont découlé. «Visiblement, on ne fait pas attention au lexique. On parle de maires et de walis managers, mais c'est très grave que des officiels ne fassent pas attention aux vocables qu'ils utilisent. C'est à peine s'ils insinuent que la wilaya ou encore la commune deviendront des entreprises alors qu'elles sont des démembrements de l'Etat, ce lien entre l'Etat et le citoyen», s'est emportée Hanoune. Pour elle, le maire deviendra à la faveur de cette nouvelle orientation, un «simple agent de recouvrement de la fiscalité locale et déléguera la gestion des services publics».Et à la secrétaire générale du PT de considérer que les recommandations de cette réunion gouvernement-walis de même que tous les projets de lois en cours d'élaboration ou en débats à l'APN (finances, retraite, santé et autre travail) participent tous à la nouvelle orientation économique que le gouvernement compte mettre en œuvre dès l'année prochaine pour s'étaler sur trois ans, jusqu'en 2019. Une nouvelle orientation dont Hanoune avertira des retombées, puisqu'elle «ne profitera qu'à une minorité oligarchique et prédatrice au détriment de la majorité du peuple» car tous les indicateurs virent au rouge avec le pays qui va «àpas sûrs vers la récession», une consommation qui poursuivra sa «tendance baissière» du fait d'une «réduction de plus en plus crue du pouvoir d'achat», avec ses corollaires, la «fermeture» des unités de production et le grossissement des rangs des chômeurs, ”'pour la secrétaire générale du PT, le pays est plus que jamais «face à son destin, le plus grave depuis le recouvrement de son indépendance», dénonçant la «privatisation» de l'Etat devant l'impuissance de «braves patriotes qui existent dans ses diverses arcanes». Un Etat qui, a-t-elle tenu à rappeler, «n'a pas pourtant vascillé du temps du terrorisme, du réajustement structurel, soutenu qu'il était par le peuple».Hanoune s'est, par ailleurs, félicitée de «l'évolution» enregistrée au RND concernant «l'imposition d'un impôt sur la fortune ou encore son opposition contre le recours à l'endettement extérieur». Mais elle a invité Ahmed Ouyahia en sa qualité de directeur de cabinet du président de la République à établir un rapport à remettre au chef de l'Etat au sujet de ces binationaux, ces «Algériens d'ici qui disposent de passeport de là -bas, qui s'enrichissent souvent illicitement ici, qui transfèrent leurs avoirs là -bas et qui veulent déstabiliser l'Algérie de l'intérieur». Et à la secrétaire générale du PT de faire part, dans ce sillage, de personnes ayant «tout récemment acquis la double nationalité». Evoquant la toute dernière visite du Premier ministre en Arabie Saoudite, la secrétaire générale du PT s'est interrogée sur ce soutien franc exprimé par Abdelmalek Sellal à ce pays dans sa lutte contre le terrorisme. «Mais de quel terrorisme parle-t-on, un terrorisme que ce pays finance lui-même ' », s'est interrogée Hanoune pour qui c'est là un cinglant «pied-de-nez porté à un des principes de notre diplomatie, à savoir la non-ingérence de notre pays dans les affaires internes des autres». Et de s'interroger également sur ce partenariat projeté avec ce pays déjà «lui-même en proie à une crise plus aiguë sinon égale à celle qu'endure notre pays», non sans exprimer son «étonnement que ce soit le chef du FCE (Forum des chefs d'entreprises) qui parle au nom de l'Algérie !»
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