Continuant sur sa lancée, notre équipe nationale des U21 de handball (ex-juniors garçons) s'est imposée, jeudi soir, au palais des sports de Treichville, face à celle du Maroc, sur le score de 27 buts à 20. Cette rencontre compte pour la troisième journée du groupe B des 18es C hampionnats d'Afrique des nations U21 de handball.
Trois succès pour autant de rencontres jouées permettent à nos jeunes représentants d'occuper la première place de leur poule. Hier après-midi, ils devaient rencontrer les Congolais pour la quatrième étape avant de clôturer ce tour préliminaire, ce soir face aux Egyptiens. Il faut dire que ces confrontations s'annoncent très âpres car l'enjeu des trois premières places de la poule est terrible. Pour rappel, le tour préliminaire se jouera en une compétition en aller simple dans chaque poule où un classement sera établi à l'issue de cette phase. Au tour principal, la compétition se déroulera en une seule journée pour déterminer le classement final. Chaque rencontre opposera les équipes classées à la même place dans chacun des deux groupes. Ainsi, les cinq premières équipes du classement général final se qualifieront au Mondial 2013. Pour revenir à ces trois succès, il faut avouer que les protégés du duo Daoud-Rouabhi ont évolué pratiquement de la même manière. Vu leur terrible déficit en matchs amicaux, les coéquipiers de Daoud ont connu des difficultés pour entrer dans leurs matchs avant de prendre progressivement les débats à leur compte et construire des victoires indiscutables. Après leur facile succès de mardi dernier sur les Guinéens, les Verts ont disputé et remporté avec brio deux derbys de suite. Ainsi, mercredi dernier, les coéquipiers du keeper Kherroubi ont rencontré les Libyens dans des débats quelque peu «électriques». Dopés par leur encadrement avec des considérations «extra-sportifs», les Libyens ont démarré la partie avec rage. Conscients de cette situation, les Algériens n'ont pas voulu répondre à leur jeu trop musclé. Mais ils se sont fait dominer jusqu'à se faire mener sèchement au score (4-0 après 8'). Bien relancés par leurs coachs, les coéquipiers de Daoud se sont réveillés pour aller remonter le handicap et arriver à la pause-citron à égalité (11-11). A la reprise, les débats ont gagné en intensité mais les Algériens, sûrs d'eux, s'en vont construire un fort joli succès. Par contre, la troisième confrontation des Algériens face aux Marocains a été l'exemple de sportivité. Malgré l'enjeu de la partie, les arbitres ont officié tranquillement. Ayant été «dopés» par leur précédente sortie, les Algériens entament la partie tambour battant en prenant un avantage au tableau d'affichage pour ne plus être menés au score. Il est vrai que la formation algérienne a connu un court passage à vide au début de la deuxième mi-temps où les Marocains sont parvenus à égaliser à la 33' (14-14, puis 15-15). Mais de nouveau, les Verts ont redémarré pour arriver à dix longueurs d'avance (27-17 à la 55) avant que les Marocains ne tirent leur dernier baroud d'honneur et réduisent l'écart qui avait atteint 7 buts au coup de sifflet final (27-20).
Ils ont dit
Belghit Mohamed (chef de la délégation) : «D'une manière générale, l'hébergement est correct aussi bien pour les cadets que pour les juniors. Sur un autre plan, nos cadets sont à leur première sortie internationale officielle. Ce qui les a déboussolés au début mais progressivement, ils se sont retrouvés en fin de compétition, La preuve est leur belle sortie handballistique face aux Egyptiens. Pour celui des juniors, ils sont plus ou moins habitués à ce genre de compétition. Ce qui a facilité le travail du staff (comportement, relation sur le terrain et en dehors). Je constate avec plaisir que les joueurs sont à encourager car ils représentent l'avenir du handball algérien. Il suffit de leur faire confiance et leur donner les moyens de réussir.»
Daoud Amar (entraîneur adjoint) : «Ces victoires sont celles du cœur. Ces joueurs sont à Abidjan pour dire que le handball algérien existe toujours. Après les péripéties de la compétition des U19, nous nous sommes attelés à éviter les problèmes qu'on a connus lors de la précédente compétition. Nous sommes outrés par la décision de la CAHB de ne pas utiliser les balles ramenées d'Alger alors qu'on autorise les Tunisiens et Egyptiens à jouer avec leurs propres balles. Heureusement, nous avons préparé nos joueurs à les utiliser. Sur le plan compétitif, certains joueurs expérimentés encadrent bien leurs jeunes coéquipiers. En outre, je félicite les gardiens de but pour leurs prestations héroïques.»
Rouabhi Nabil (entraîneur) : «Pour les victoires acquises, les joueurs les méritaient malgré quelques lacunes constatées. Elles sont dues au manque de matches amicaux de qualité avant toute compétition de cette envergure. Je souligne que les équipes de notre groupe sont d'un niveau très élevé et supérieur à l'autre poule. Ceci nous a amenés, en tant que staff, à mobiliser le groupe pour gérer les potentialités des éléments de notre équipe. Après ces trois matches, nous espérons bien négocier celui du Congo pour assurer la qualification au Mondial. Inch'Allah, nous aspirerons à mieux après.»
O. K.
ECHOS D'ABIDJAN
L'incroyable passivité de la CAHB
Alors que la secrétaire générale de la Confédération africaine de handball (CAHB) s'est étonnée, lors de réunion technique d'avant-compétition, de l'incompréhensible anomalie dans les dates de naissance de certains joueurs, portées sur la liste de la CAHB et de leurs passeports, cette instance n'a pratiquement rien fait pour une vérification approfondie surtout que des résèrves avaient été formulées par les premiers adversaires des Congolais.
Le temps pluvieux accompagne la compétition
Loin des chaleurs prévalant en Algérie, les membres de la délégation algérienne ont retrouvé un temps plus clément à Abidjan. D'ailleurs, la pluie n'a cessé de tomber que depuis hier, ce qui a poussé les joueurs à mettre les vestes de leurs survêtements.
La gentillesse des Ivoiriens
Que ce soit dans les marchés, dans les encombrements monstres de la ville ou dans les installations sportives et hôtelières, les habitants font preuve d'une amabilité extraordinaire.
Les encombrements à ne plus finir
Depuis la fin de la guerre civile, la circulation automobile est devenue impossible. La raison ' La destruction de deux importants ponts lors des bombardements, ce qui engendre des bouchons monstres sur seul pont restant «debout».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Soir d'Algérie
Source : www.lesoirdalgerie.com