Alger - Revue de Presse

HAMMAM BOU-HADJAR Action sociale, l'expérience française



Venus de la ville de Thonon-Les-Bains, situéeen Haute Savoie (France) M. Saka Mohamed et Mmes Sylvie Desbarres et IsabelleCarruba sont trois éducateurs français relevant d'un département représentantun service public portant sur la protection de l'enfance. Ils étaientaccompagnés de 07 jeunes Français âgés de 16 à 18 ans, d'origine africaine,dont algérienne, sénégalaise et marocaine. C'est au complexe thermal de HammamBou-Hadjar qu'on les a rencontrés, lundi soir.Sur quoi repose le travail des éducateurs?Comment s'adressent-ils aux jeunes Algériens? Et quelles sont les activitéscommunes ciblées? De prime à bord, c'est à ce lot de questions ques'intéressent les observateurs et l'opinion publique. D'après les explicationsfournies par le groupe d'éducateurs, il s'agit là d'un travail de rue, de libreadhésion, qui consiste en premier à prendre contact avec les jeunes, être àleur écoute, les comprendre et les accompagner. Le projet est financé en partiepar le département, c'est-à-dire le conseil des élus donc des politiques. Letravail est sanctionné par des rapports retraçant les activités effectuées etles manifestations organisées et sera soumis à l'appréciation du département.La part revenant aux jeunes qu'accompagnent les éducateurs est la sueur de leurfront qui consiste, bien entendu, à participer à des travaux dits de servicespublics qui sont qualifiés et estimés. Sylvie reconnaît tacitement que le travailmené est toujours inachevé. Le plus important, estime Saka Mohamed est d'êtrelà auprès de ces jeunes, les encadrer et les intéresser à faire connaissanceavec leurs homologues des deux rives la Méditerranée. Une manière de tisserentre eux des amitiés et de renforcer, par la suite, les relations fraîchementétablies. M. Houari S., un instituteur d'AïnEl-Arbâa, qui a rencontré les éducateurs français, considère que c'est unenoble mission qui demande beaucoup de patience et d'endurance mais qui, surtout,ne doit pas se décourager en milieu de chemin. Quant à Younès, un professeur ducollège de Aïn El Arbâa, il estime sincèrement que l'idée est bonne et qu'ilfaut la développer afin que l'action engendrée ne soit pas éphémère et qu'elleconstitue un déclic à même de permettre à l'idée de germer dans de bonnesconditions. L'idéal est qu'elle ait une continuité dans le temps et dansl'espace et qu'elle soit aussi à double sens pour faire bénéficier les jeunesdes expériences réciproques.
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