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Halilhodzic, du «Gerets» à la sauce algérienne !



Halilhodzic, du «Gerets» à la sauce algérienne !
Constat - L'Algérie, première arrivée en Afrique du Sud pour préparer la CAN-2013, est également la première à être éliminée de la course
«On s'est vu trop beau», pour reprendre les mots, parmi ceux débités, hier soir, par le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, à l'issue de la seconde défaite de notre sélection face au Togo (0 - 2). La défaite d'hier, celle de trop, a mis à nu les faiblesses et les limites de notre sélection, mais surtout les choix et la stratégie du patron des Verts qui a déclaré tout assumer. Assumer même les critiques et les insultes, après avoir été adulé, le temps de quelques victoires contre des sélections comme la République Centrafricaine, la Gambie, le Niger, le Rwanda et la Libye. Des seconds couteaux, peut-être non, mais ce sont des matchs qui ont trop vite leurré ceux qui ont pensé que l'Algérie était déjà ... championne d'Afrique ! Or, seule la réalité du terrain compte. Une première alerte a été donnée lors du match, que Halilhodzic voulait comme référence, contre le Mali à Ouagadougou lors des éliminatoires du Mondial-2014 et perdu 1à 2. Ce match a été certainement une référence puisqu'il a montré que l'Equipe nationale n'était pas encore au point et qu'elle n'avait pas les qualités individuelles ni la force collective pour s'imposer au plus haut niveau, y compris face à une Tunisie prenable qui a été balayée par la Côte d'Ivoire (0 - 3) et au Togo, un bloc reposant sur un excellent gardien, Agassa, et un leader, Adebayor, capable de faire la différence à tout moment. L'aventure des Fennecs a pris ainsi fin avant même le déroulement du troisième match contre la Côte d'Ivoire qui, elle, est la première sélection qualifiée aux quarts de finale. Et cela nous rappelle un peu l'expérience du Maroc en 2012 qui, après avoir battu une faible sélection algérienne (4 - 0) à Marrakech, s'est cru plus fort. Son passage à la CAN-2012 et son élimination dès le premier tour l'a fait redescendre de son nuage. Tout comme les Verts qui ont dominé le Togo (70 % de possession du ballon, 19 corners contre 2 et 18 tirs, dont 4 cadrés, contre 3), mais sans esprit imaginatif en attaque et une erreur de casting en défense avec le changement apporté à la charnière centrale (Halliche à la place de Medjani qui a plus joué avec Belkalem). On a beau expliquer, voire défendre les choix de coach Vahid, mais aujourd'hui, celui-ci est dénudé et ses certitudes se sont avérées mauvaises. En deux mots : Halilhodzic, c'est un peu du «Gerets» à la sauce algérienne ! Evidemment, cela ne sert à rien de verser dans un lynchage une fois le taureau à terre, mais il y a nécessité de faire le bilan au bon moment et de se poser les mêmes questions. L'Algérie possède-t-elle de grands joueurs ' Le réservoir local est-il capable de rivaliser avec le haut niveau sachant qu'au CHAN, l'expérience a montré le contraire puisque l'équipe s'est arrêtée en demi-finale ' Faut-il changer de sélectionneur pour faire les frais d'une philosophie finalement non payante ' Raouraoua gardera-t-il Halilhodzic, comme il l'avait annoncé, ou bien changera-t-il d'avis après le fiasco d'une élimination précoce et inattendue, sauf pour le Bosnien qui avait averti : «Il ne faut pas s'étonner si l'équipe est éliminée au premier tour»' Ce qui est primordial, c'est de ne pas enterrer cette équipe, toujours en devenir et d'avenir, renfermant plusieurs individualités, surtout que les éliminatoires du Mondial c'est pour quelques semaines. Méditons les leçons de Rustenburg pour mieux grandir.
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