Alger - Revue de Presse

Hadj Bensalah anime une rencontre sur le cinéma algérien



L’indispensable engagement de l’Etat Mercredi dernier, une rencontre sur la relance du cinéma a été organisée à Oran. Au menu de la soirée, il y avait une communication de Hadj Bensalah, sur le bilan de la cinémathèque algérienne et une projection du film «l’Algérie, son cinéma et moi», réalisé par Ahmed Benchiha Diplômé depuis 1974 en art du spectacle et technique de diffusion et de communication, option réalisation et montage de l’Ecole supérieure de cinéma de Bruxelles, Hadj Bensalah a eu l’occasion, au cours de sa longue carrière professionnelle à la cinémathèque d’Oran, de faire la rencontre de prestigieux noms du cinéma universel, de participer à de nombreux jurys lors de rencontres internationales de cinéma et nouer des contacts avec un grand nombre de professionnels du cinéma. D’emblée, M. Hadj Bensalah s’attellera à dresser un bilan de la salle répertoire d’Oran qui était devenue un véritable pôle de diffusion de la culture cinématographique, notamment en insistant sur une tradition d’organisation de débats autant que faire se peut en présence de cinéastes et des équipes techniques qui les accompagnent. Il rappellera la difficulté pour la cinémathèque à récupérer le public après une longue période de fermeture due aux travaux de restauration de la salle. A la réouverture, cette condition devait passer par l’organisation d’événements cinématographiques marquants: programmation de films récents, cycles autour de thèmes particuliers, hommages aux cinéastes, projections et débats en présence de réalisateurs, expositions sur le cinéma. Hadj Bensalah devait ensuite faire le triste constat de la situation des salles de cinéma d’Oran et de leur scandaleuse métamorphose. Il rappellera la manifestation «Alger capitale de la culture arabe 2007» qui aura permis la production de plus d’une soixantaine de films, longs et courts-métrages. L’organisation du Festival international du film arabe à Oran, aura permis, devra-t-il concéder, de sensibiliser les autorités sur ce catastrophique état des lieux et de réhabiliter la salle Es-Saâda. Il exprimera son optimisme quant à l’avenir du cinéma algérien avec la concrétisation du plan d’action élaboré par le ministère de la Culture pour promouvoir le cinéma national qui passe par «l’adoption et la mise en place d’un dispositif légal encadrant l’activité du cinéma, la réhabilitation du parc national des salles de projection et l’introduction d’un régime fiscal destiné à encourager les investisseurs nationaux et étrangers dans ce secteur». Un débat devait suivre l’exposé de Hadj Bensalah où des intervenants reprocheront le ton «très institutionnel» du propos et insisteront sur le fait que la relance du cinéma algérien ne pourra se réaliser qu’à la condition d’un engagement des pouvoirs publics qui pourrait se matérialiser par la tenue d’un conseil du gouvernement consacré exclusivement au dossier du cinéma. La rencontre sera clôturée par la projection de l’excellent film «l’Algérie, son cinéma et moi», réalisé par Ahmed Benchiha, un documentaire autobiographique qui fait un voyage dans l’enfance et une rétrospective des œuvres du cinéma algérien, pour reconstituer les étapes marquantes qui ont forgé sa sensibilité cinématographique.   G. Morad
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