Alger - Revue de Presse

Haddouche Saïd (Conseiller technique à Bruxelles)



«Sans une base solide, rien de robuste ne peut se construire» Le stade «Bedani» de Paradis-plage à Aïn El-Türck a vécu ce lundi, un après-midi particulier avec un match de vétérans, de toute beauté. Ce match au cours duquel Haddouche, sans être transcendant, a su distiller quelques balles précieuses à Meguenni Fayçal, Kechamli Mokhtar, Borsla Abdelhafid et le docteur Bekadja, a montré qu’il était, bel et bien, un conseiller en sport, de haut niveau. C’est juste après la fin du match que Saïd a ouvert son cœur à «La voix de l’Oranie». L’homme est un modèle d’équilibre, il n’écarte aucune question mais cherche ses mots pour préciser sa pensée. Suivons-le. - Nous avons été surpris de vous rencontrer au stade de Paradis-plage, pouvez-vous nous donner des explications? - Comme vous le voyez, je viens de jouer un match de football avec mes amis. Je suis très content car il y a plus de trois ans que je n’ai pas pris part à une rencontre de football. - Vous vous êtes déplacé de Bruxelles, uniquement, pour jouer un match de football ou pour une mission bien précise? - Je ne suis, ni en mission, ni en vacances. Je suis à Oran depuis plusieurs jours parce que je viens de perdre ma chère mère et ce match de football que je viens de disputer aux côtés de Borsla, Meguenni et autres, est une bouffée d’oxygène pour moi. - Parlons un peu du football algérien : n’avez-vous pas l’impression qu’il y a un manque flagrant de formateurs ? - Les changements de sélectionneurs, l’instabilité chronique de l’effectif, la mise à l’écart de certains bons joueurs, ne sont pas faits pour arranger les choses. Cela dit, il ne faut pas enterrer le football algérien. Il existe en Algérie, des jeunes talents capables d’atteindre un niveau appréciable. Nous constatons aujourd’hui que les joueurs sont plus forts, physiquement, mais, techniquement, ils sont moins bons qu’avant. C’est l’un des grands problèmes du football. On voit des joueurs de premier plan qui ne veulent que jouer mais ils ne veulent pas apprendre. Et, si vous prenez les entraîneurs, la plupart sont des coachs mais pas des formateurs. Or, le football a besoin de formateurs pour éduquer, techniquement, les jeunes joueurs. Il faut toujours essayer de travailler à la base. Si la base est bonne, rien de mauvais ne peut arriver au football. - Il paraît que vous êtes souvent invité dans les pays voisins de l’Algérie, pour animer des conférences? - C’est vrai, les hautes instances sportives de la Libye, le Maroc et la Tunisie n’hésitent pas à profiter de ma longue expérience dans le domaine du football et je suis souvent invité dans ces trois pays. Il ne faut pas oublier que je suis un conseiller, de haut niveau, en football et que je suis installé depuis déjà plus de quatorze ans dans un centre de sports à Bruxelles. - Hormis l’expérience que vous avez vécue à Aïn Benian, vous semblez toujours très loin du milieu du football algérien, de ses personnalités, de ses influences. - Ce qui s’est passé à Aïn Benian est à oublier et pour que le football algérien retrouve sa splendeur, il faut mettre en place de vrais professionnels de football, capables de remonter le niveau technique qui est en baisse. La seule chose qu’ils doivent aimer dans le football est le football lui-même. - Avez-vous autre chose à ajouter pour conclure cet entretien ? - Je remercie toute l’équipe de «La voix de l’Oranie» pour cet entretien et il est important de dire que ceux qui dirigent la fédération algérienne de football, la ligue nationale de football, les ligues régionales de football ainsi que les clubs, fassent les choses de manière à ce que football algérien en profite et progresse rapidement. Et, en ce qui me concerne, je suis disponible, à tout moment, pour servir mon pays. O. Bouras
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