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H'sen Saïd honoré En hommage à une belle voix



H'sen Saïd honoré                                    En hommage à une belle voix
La salle El Mouggar a, pour la circonstance, vibré aux sons et aux rythmes orchestrés majestueusement par l'ensemble musical dirigé par Abdelkrim Amimour. Tour à tour, Imen Sahir, M'hamed Yacine, Samir Toumi, Radia Manel, mais aussi le duo Radia Manel-Samir Toumi, ainsi qu'Abdelkader Chaou se sont relayés sur scène pour rendre hommage à leur manière à celui qui chanta, à l'occasion de la fête de l'indépendance nationale, « El Hamdou Lillah, Mabquache isti'mar fi bladna » aux côtés d'El Hadj Boudjemaâ El Ankis, Tahar Benahmed et El Hadj El Hachemi Guerouabi. Ceci, et bien entendu, après avoir assisté à la projection du film documentaire qui a retracé succinctement le parcours de Cheikh El Hadj H'sen Saïd. « La voix de Hassan Saïd, quand il était déjà adolescent, se distinguait parmi toutes les autres, par sa limpidité et sa beauté. Il avait, déjà, à l'école Sidi Benali, exercé sa voix en exécutant des appels aux prières du Dohr et Asr », a dit de lui le musicologue Abdelkader Bendameche. A la fin de la soirée, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, a remis des présents au profit de Cheikh El Hadj H'sen Saïd, tout heureux et ému à la fois. Pour rappel, H'sen Saïd (ou Hassan Saïd) est né en 1931 à Tlemcen dans le quartier « Agadir » au sein d'une famille de mélomanes. Dès l'âge de huit ans, il fait partie de l'Association musicale El-Gharnatia à la Casbah d'Alger. Othmane Bouguetaya, qui le prit en charge, l'intègre à l'orchestre de la Radio. Il s'incrira, par la suite, au Conservatoire municipal d'Alger et aura la chance d'être dans la classe de Cheikh El Hadj M'Hamed El Anka. C'est durant cette période qu'il passera à l'émission « Men koul fen chouiya » de Habib Hachelaf et Haddad El Djillali et qu'il interprétera les chansons « Sidi Brahem El Ghobrini », « Alèche mchiena enniya » et « Elli a'teh Ra bi ouezzène hditou ». Pour des raisons familiales Hassan Saïd quitte l'école pour travailler au port. C'est là qu'il rencontra Cheikh Hadj Lahlou qui l'encouragea et lui remit de nombreuses « qaca'id » avant de passer à la Radio et enregistrer chez Teppaz, Pathé Marconi et Philips. Ses premiers succès furent des chansonnettes dans le genre « Li 'aâtah rabi » (de Habib Hachelaf) et « Sift Achamaâ ». H'sen Saïd travaille beaucoup avec Mahboub Bati qui lui composa plusieurs chansons dont la fameuse « Ahwa Ahwa 'ale Ayyami rahat Khssara ».
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